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Les chaussures de course à pied: lesquelles, pour qui?

Formation des professionnels de la santé chez Terre de Running Puteaux – Février 2017

Rassemblement de professionnels de la santé (médecin du sport, ostéopathes, kinésithérapeutes, podologues…) et présentation des chaussures de running par les plus grandes marques.

Je rappelle que tout ce qui est écrit dans cet article n’est que mon opinion et mon ressenti personnel.

Je ne souhaite en aucun cas faire de la publicité, pour une marque plus que pour une autre.

L’unique chose qui m’intéresse est de mieux comprendre la problématique de mes patient(e)s pratiquant la course à pied (coureur du dimanche, amateur ou professionnel). Nous savons qu’il est parfois difficile de trouver chaussure à son pied… Acheter une mauvaise paire de running peut blesser le patient, ou le rendre vulnérable et augmenter les risques de blessures…

Je rappellerai tout de même que rien, ni aucune chaussure de running, ne remplacera l’œil expert et la correction du podologue / podologue – posturologue / orthopédiste (si nécessité de semelles).

J’essayerai de retranscrire le plus précisément possible, ce qui m’a été expliqué par les commerciaux et  les constructeurs de chaussures. Ce papier vise uniquement à synthétiser les données que j’ai reçues en 2h de « formation », et les faire partager au plus grand nombre.

Je n’ai malheureusement pas eu le temps de voir tous les stands, certaines marques ne seront donc pas expliquées (il manque Adidas, New balance…).

Le premier stand est forcément celui le plus long de mon article, car je vous rappelle les basiques, les termes techniques et les notions à savoir.

Ce que j’ai compris de :

OASICS

(De 100 à 250 E, durée de vie de la chaussure 600 à 800 km en fonction du poids du coureur)

Sa spécificité : Gel pour l’amorti, ce gel absorbe les chocs et optimise la foulée, il n’est pas appliqué partout sous la chaussure mais est encastré dans la semelle uniquement au niveau des zones d’appui c’est-à-dire sur la face externe du pied, au niveau du talon et sous le premier métatarse. Ce gel, à priori, ne s’use absolument pas (beaucoup d’études et d’expérimentations menées dessus).

En fonction des types de chaussures :

Nimbus et Kayano sont les « produits phare » pour les longues distances et pour l’amorti car ses chaussures présentent plus de gel que les autres.

Les chaussures Oasics avec écrit « fluid fit » dessus, propose un tissage/maillage particulier en ce qui concerne le tissu. Le but est, quand le pied gonfle, d’avoir un maillage spécifique qui permet d’être compliant et plus souple pour le coureur.

Au-delà de 80 kg pour les hommes, les coureurs seront dans la catégorie des poids « lourds », pour se faire il existe une nouvelle catégorie « flytefoam ».

Il existe chez eux des chaussures NEUTRE, ou pronatrice (type Duomax), mais aucune chaussure supinatrice. Ces chaussures ont pour but de prévenir et non de corriger (cf. mon introduction, le professionnel de santé corrige). A priori, plus de chaussures neutres vendues que de pronatrice. Gros effet de mode concernant les chaussures pronatrices.

RAPPEL – La notion de DROP : le « drop », est la différence de hauteur entre l’arrière (le talon) et l’avant (l’avant-pied) de la chaussure. Pour schématiser, une chaussure à talons aiguilles aura un drop très élevé car la différence de hauteur entre l’avant et l’arrière est importante alors qu’une tong aura un drop nul. Selon le drop, l’épaisseur de la semelle ne sera pas la même entre l’avant et l’arrière de la chaussure.

http://runners.fr/drop-et-toebox-explications-par-l-image/

Plus la différence entre l’avant et l’arrière est petite, plus la foulée du coureur sera naturelle car il posera moins le talon au sol à l’attaque et plus l’avant-pied. Un drop « standard » est aux alentours de 12.

Ici le drop est à 13 pour la femme et 10 pour l’homme. Oasics a donc fait le choix d’un drop haut, permettant amorti et prévention selon eux.

HOKA

(Marque Française, de 130 à 170 E, durée de vie 500/600 km)

Sa spécificité : des semelles over size mais légères.

Comment ? Le matériel utilisé s’appelle de l’EVA (éthylène-acétate de vinyle). Il est léger, d’où la possibilité d’avoir une chaussure légère bien que la semelle soit bien plus grosse que chez les concurrents. Mais de ce fait, ça s’use un peu plus vite ! La semelle over size (en forme de siège baquet) permet stabilité et absorption des chocs.

Ce sont des chaussures particulièrement utilisés chez les pratiquants de TRAIL, car la chaussure a beaucoup d’amorti (sympa pour les descentes… Et pour la fin de course).

L’idée chez Hoka, c’est  « l’instabilité proprioceptive ». Le DROP est très bas : 4 ou 5. Le but du drop bas est de faire travailler les chaines musculaires du membre inférieur et le travail du médio-pied. L’attaque se fait sur l’avant-pied et non sur le talon, cela fait une sorte d’effet de bascule (foulée fluide de l’impact initial jusqu’à l’impulsion). Cette bascule s’appelle chez eux le « ROCKER», et c’est à priori bien spécifique à la marque.

Ces running sont également faites pour les coureurs « lourds », de plus de 100 kg.

MIZUNO

(De 130 à 180 E, entre 800 et 1000 Km de durée de vie)

Sa spécificité : une plaque PVC ! Cette plaque, est placée entre la semelle en mousse EVA et permet le renvoi d’énergie et la stabilité. Au touché, elle est assez souple (d’ailleurs elle n’est pas plate mais ondulée) pour permettre je pense le renvoi d’énergie mais assez rigide pour avoir un effet de guidance et de stabilité… Je n’ai pas bien compris comment cela pouvait renvoyer l’énergie… Sous le talon il existe une talonnière importante en forme de « U » pour justement faire vibrer cette plaque PVC. Le chausson est large, la chaussure est donc confortable et serait optimale pour les coureurs au poids « lourds » qui veulent être stables et dynamiques grâce à cette plaque PVC notamment (plaque qui, elle, résiste longtemps) !

Chaussures connues visiblement chez le golfeur et le handballeur.

DROP de 12 (attaque talon donc pas terrible pour l’avant-pied) !

BROOKS

(Marque numéro 1 aux USA, usure 1200 km maxi, je n’ai pas la tranche de prix désolée) !!!

Sa spécificité : assez proche de celle d’Oasics car ils mettent du GEL. Chez Oasics, le gel est encapsulé dans la semelle. Chez eux, le gel se place sur toute la semelle pour ne pas passer d’une semelle « molle » (quand la capsule de gel est présente) à une semelle « dure ». Selon eux, le gel est 40% plus amortissant que le composant EVA (chez Hoka par exemple) et 20% plus dynamique…

C’est la chaussure typique du marathonien, ne présente aucune arche plantaire car ne veut absolument pas d’effet bascule (à contrario de chez Hoka par exemple). Ils ont fait le choix de biseauter le talon en arrière, ce qui permet d’avoir un appui 3 cm plus sur l’avant du pied (le but : attaque avant-pied, ramener le plus possible le pied sous le bassin sur le retour).

Ce sont également des chaussures qui conviennent aux personnes en poids « lourd » (100 kilog), car le gel s’adapte peu importe le modèle, au poids lourds et également sur le travail en fractionné. Il existe beaucoup d’encoches de flexion pour s’adapter au coureur tout le long de la semelle.

Deux types de chaussures : les neutres, universelles. Et les chaussures dites « STABLES » (comprenez « pronatrice » pour les coureurs instables… C’est-à-dire les coureurs avec un pied pronateur). Enfaite, les chaussures brooks « stables » sont renforcées à l’intérieur pour limiter l’usure de la chaussure mais ne prétendent pas corriger ou prévenir le pied pronateur (bon point) !

DROP réduit de 4 ! Pour eux, le coureur débutant doit apprendre la technique de course, soit courir sans bruits, attaque avant-pied et non talon. Donc sauf contre –indication de poids ou de pathologies spécifiques du membre inférieur, le drop réduit est privilégié. Evidemment, lorsque l’on court depuis longtemps avec un drop haut, l’adaptation peut être difficile.

CONCLUSION

Plusieurs discours différents selon les marques et divergences même selon les professionnels de la santé concernant les différentes techniques de courses

( voir aussi http://www.eadconcept.com/quelle-technique-de-course-a-pied-enseigner-a-l-ecole.html ). Rien ne nous dit que la course attaque avant-pied est scientifiquement « meilleure » que celle talon… Tout dépend des morphologies et aptitudes de chacun! D’où la nécessité de voir éventuellement un spécialiste et de choisir ses chaussures dans des magasins spécialisés.

 

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