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Actualités – Articles

Orthopédie: synthèse de l’EPU Val d’Or 2017

E.P.U Orthopédie du Val d’Or du 26/09/2017

Cet article n’a aucune valeur officielle, nous avons essayons de retranscrire le mieux possible ce qui nous a été expliqué lors de l’EPU Orthopédie du Val d’Or, avec nos mots. Synthèse réalisée par Charline Defaux et Margot Maurel, Ostéopathes D.O.

SUJET 1 : La Spondyloarthrite Ankylosante (SPA)

La SPA est un rhumatisme inflammatoire caractérisé par une localisation axiale prédominante aux rachis et aux articulations sacro-iliaques avec une évolution ascendante et par une atteinte périphérique des enthèses. La SPA touche autant les hommes que les femmes selon les nouvelles statistiques. La présence de l’antigène HLA B27 signe la maladie.
Elle occupe par sa fréquence, le deuxième rang des rhumatismes inflammatoires chronique après la polyarthrite rhumatoïde. Les enquêtes épidémiologiques trouvent une prévalence de 0,5% (1 cas sur 200).

Il existe plusieurs atteintes :

  • Axiale : la douleur est fessière ou lombo sacrée, sacro illite, douleur sterno-costale, elle peut apparaître comme une sciatique tronquée ou à bascule. A l’examen morphologique, peut apparaître une diminution de la lordose lombaire et une augmentation de la cyphose dorsale à terme.
  • Périphériques (enthèses talon/coude ++) : on retrouve fréquemment des lésions inflammatoires des enthèses (insertion tendineuse) surtout au niveau du tendon d’Achille. Mais également une dactylite (doigt en « saucisse).
  • Des affections rhumatismales satellites (=extra articulaire) peuvent apparaître avant, pendant ou après la SPA comme par exemple : le rhumatisme psoriasique. Des atteintes viscérales peuvent être associées comme des atteintes oculaires (uvéite), cardiaque (insuffisance aortique) et respiratoires. De plus 2 à 18% des patients souffrant de SPA développent un MICI (maladie inflammatoire chronique intestinale) : maladie de Cohn ou la recto colite hémorragique.

Le diagnostic d’une SPA se fera grâce à un examen radiographique ou IRM (critère ASAS : intégration de l’IRM dans le diagnostic). En ce qui concerne la biologie (prise de sang), il existe un syndrome inflammatoire très modéré (CRP, VS).

En ce qui concerne le traitement thérapeutique, on préconise une bonne hygiène de vie (tabac, sport, étirement, régime sans gluten/ lactose + hypocalorique).
Le sport et la rééducation sont des éléments clefs pour l’amélioration des symptômes. Il doit se faire en fonction de chaque patient (travail aérobie/anaérobie, étirements spécifiques). Aucun sport n’est contre indiqué (excepté les sports en torsion type tennis pour les novices) !

Le régime alimentaire n’a pas fait ses preuves scientifiques (et sont trop variés). En revanche, les patients décrivent réellement une amélioration des symptômes. Cela semble logique car le microbiote intestinal, modifié, apporte une modification de l’inflammation. Il semblerait que les régimes alimentaires améliorent surtout les pathologies digestives des patients, et leurs font perdre du poids, ce qui par causalité améliorerait la sensation de bien-être.

Le traitement médicamenteux reste la pierre angulaire du traitement en dose continue (anti inflammatoire, antalgique, décontractant), biothérapie (anti TNF).

Une prise en charge psychologique est parfois nécessaire (car souvent la SPA est associée à une fibromyalgie). Il existe d’ailleurs à ce sujet, une plateforme dédiée aux patients : SPONDYPLUS.

https://www.spondyplus.com/benefices/

Ce programme est destiné au patient atteints de SPA, il a été créé pour permettre une meilleure prise en charge du malade en l’accompagnant dans sa vie quotidienne (forum, chat avec un rhumatologue chaque mois, conseils …)

NB : Livre à lire sur la SPA : « dialogue, SPA et conseils au quotidien ».

Et l’ostéopathie dans tout ça ? Rien, la SPA ne rentre pas dans notre champ d’application.

 

SUJET 2 : RUPTURE DU GRAND PECTORAL : DIAGNOSTIC ET PRISE EN CHARGE

La rupture du grand pectoral passe souvent inaperçu. Elle est une pathologie rare mais son incidence se majore en raison de l’augmentation du nombre de sportifs pratiquant la musculation. Le développé couché est l’exercice de musculation qui occasionne le plus souvent ce type de blessure. Elle survient chez le jeune sportif masculin (20-40 ans) suite à une forte contraction du muscle pectoral sur un bras en extension/rétropulsion. La prise d’anabolisant augmente également le risque de rupture.

La rupture du grand pectoral survient sur un traumatisme d’un muscle « sain » normal, en contraction excentrique. Il y a rupture lorsque le bras est en extension et rétropulsion (contraction extrinsèque supérieure à la tolérance musculaire par surcharge sur un muscle en tension maximale) lors du début du mouvement de développé couché (c’est pourquoi ne JAMAIS prendre la barre plus en arrière et en dessous de l’horizontal – PREVENTION).  Existe-t-il une alternative au développé couché « normal » ? Pourquoi pas l’alterner avec du développé couché incliné (cadre dirigé et inclinaison 20 degré) pour des pectoraux plus harmonieux et une posture qui varie selon les exercices.

Il existe différent type de rupture : la simple contusion musculaire, la rupture partielle ou complète +++

Les patients qui présentent une rupture du grand pectoral sentent une douleur brutale, souvent avec une sensation de claquement/ déchirure dans la poitrine (élastique qui lâche), avec impotence fonctionnelle

A l’examen physique 

  • Hématome du creux axillaire
  • Perte des contours du creux axillaire
  • Réduction de la force musculaire surtout en Adduction et rotation interne
  • Un tendon non palpable
  • Un test d’Andrews positif (mains crêtes iliaques)

L’IRM est l’examen diagnostic (type de de rupture, localisation…)

En ce qui concerne le traitement :

  • Fonctionnel : Ceci donne de mauvais résultats concernant la force que le patient peut récupérer. On recommande uniquement ce traitement chez les personnes âgées.
  • Orthopédique : attelle Dujarier puis kinésithérapie (rééducation et renforcement). Ce traitement ne permet pas non plus de récupérer la totalité de la force musculaire.
  • Chirurgical : le but est de réinsérer le tendon sur l’os, en respectant le twist des fibres (comme vu en anatomie). Ce traitement est fortement préconisé chez le jeune sportif. Ce traitement permet de récupérer la force musculaire. Il existe très peu de complications. Opérer le plus rapidement possible.

à Pour le post opératoire : Immobilisation stricte, massage de la cicatrice à J30J60 (attention aux adhérences) et début de la mobilisation passive. Travail en isométrique à deux mois et quelques J80. Reprise du sport à 3 mois. Ceci permet de récupérer la force musculaire totale du pectoral du patient.

Et l’ostéopathie dans tout ça ? Et bien rien, l’ostéopathie ne peut rien pour la désinsertion totale du pectoral. En revanche, en préventif, expliquer à son patient l’anatomie des épaules, comprendre avec lui quels sont les exercices à faire et ceux à ne pas faire lors de la musculation, ce qu’on appelle aussi « l’éducation » du patient, c’est utile. En post-chirurgie, bien après la kinésithérapie, l’ostéopathe pourra venir diminuer les souffrances du patient au niveau cervico-dorsal et au niveau scapulaire.

Notons que dans le cas d’une chirurgie, toujours demander un deuxième avis et bien mesurer la balance bénéfices-risques, qui, dans notre cas ici est à priori largement en la faveur du bénéfice pour le patient.

 

SUJET 3 : TEST D’EFFORT / MEDECINE DU SPORT

Les tests d’efforts étaient autrefois pratiqués chez les sportifs de haut niveau. Aujourd’hui, il est possible de réaliser un test d’effort à partie de l’adolescence (pratique intensive d’un sport et cela à un jeune âge : 5/6h d’entrainement par semaine). Il est notamment recommandé aux hommes de 40 ans, aux femmes de 45 ans, aux personnes désirant reprendre une activité physique, aux personnes se préparant à un effort sportif ou encore chez des personnes présentant des facteurs de risques cardio vasculaire (tabac, alcool, sédentarité, antécédent de pathologique cardiaques, cholestérol, diabète…)

Le test d’effort consiste à accroître le travail du cœur afin de détecter une éventuelle anomalie. On analyse la capacité cardiaque.

Concrètement, un effort musculaire est pratiqué sur tapis de course ou vélo afin d’augmenter les besoins en oxygène du cœur. Il est généralement prescrit par le médecin traitant, ou par un cardiologue. Ce test permet de mesurer la fréquence cardiaque maximale, la consommation d’oxygène, le rejet d’acide carbonique et la VMA.

La VMA c’est la vitesse de course à pied à partir de laquelle une personne consomme le maximum d’oxygène.

De plus en plus de patients viennent tester leur VMA. Plus la VMA est élevée et plus on est capable d’être performant sur les efforts type marathon. Tous les joueurs notamment de football ont leurs propres tests de VMA.

Objectif pour les patients :

  • Se rassurer sur sa santé physique
  • S’évaluer en termes de capacité sportive

L’intérêt de ce test est également de prévenir d’éventuels accidents. Il existe des symptômes cardiaques modérés : une arythmie fugace, une douleur thoracique, une récupération difficile inhabituelle.  Malheureusement, la mort subite sur le terrain de basket n’est pas une simple rumeur …

L’électrocardiogramme est l’examen majeur en cardiologie qui permet d’effectuer des diagnostics précis notamment celui d’infarctus, de troubles du rythme, de l’infarctus du myocarde ou de péricardite.

En conclusion : Il existe aujourd’hui une véritable course au bien être (reprise du sport, trail, marathon), les tests d’efforts sont essentiels et préviennent d’éventuels dangers. Même pour une population à priori sans risque, il peut exister une anomalie cardiaque. Ce test n’est pas l’apanage des adultes/personnes âgées, il est également pertinent chez les enfants surentrainés (plus de 6h d’entrainements/ semaine).

Sujet 4 : Prothèse de Hanche (PTH)

Il existe un nouveau cahier des charges de la PTH pour une meilleure qualité de vie donné au malade. L’intervention du siècle date de 2007 avec Lancet. Il existe 3 changements importants :

  • La voie d’abord devient antérieure, et ce pour ne pas couper le muscle (donc moins de rééducation post chirurgie, moins de saignements donc moins de complications post chirurgie etc.)
  • La prothèse se met sans ciment
  • Elle est faite en céramique (les bénéfices ? les propriétés ? Elle résiste à des décennies de frottements).

La douleur du patient est un point clef pour le chirurgien et l’équipe médicale et paramédicale.

En effet, nous savons aujourd’hui ce qu’il se passe chez un patient douloureux :

DOULEUR = Augmentation de la circulation sanguine = Augmentation de la Fréquence Cardiaque et des constances vitales = SAIGNEMENTS = Hématome autour de la prothèse.

Voilà pourquoi il est extrêmement utile/ indispensable de diminuer au maximum les souffrances post-chirurgie des malades. Les médecins ont donc monté un protocole de récupération rapide, dont la kinésithérapie est le socle. La cryothérapie est également un point important.

Rien n’est laissé au hasard, le « PRE – PER – POST » opération est analysé de près, pour une meilleure prise en charge. Prenons l’exemple du jus de pomme que le malade doit boire 2h avant son opération et 2h après. Les médecins ont remarqués qu’il y avait trop de malaise glycémique en post chirurgie lors de la première levée des malades. Ils ont donc adaptés leurs prises en charge en donnant obligatoirement aux malades un jus sucré avant et après la chirurgie, dans le but de donner la force nécessaire au patient de se relever le plus vite possible après la chirurgie.

C’est ce qu’on appelle la récupération rapide après chirurgie.

Le RRAC un mode de prise en charge moderne centré sur le patient. Initié dans les années 1990 dans les pays nordiques en chirurgie digestive, c’est un concept qui vise à permettre au patient de récupérer au plus vite ses capacités fonctionnelles après une intervention chirurgicale, et ainsi retrouver plus rapidement son environnement familial et ses activités quotidiennes, en toute sécurité.

Les avantages du RRAC  (Récupération Rapide Après Chirurgie) sont non négligeables :

  • Amélioration de la mobilité et de l’état cognitif du patient ;
  • Diminution de l’anxiété ;
  • Amélioration de la motricité sociale ;
  • Rapidité de la chirurgie (plus vite on sort de l’hôpital, plus vite on retrouve sa famille, ses amis, plus vite on va mieux).

Et l’ostéopathie dans tout ça ? Dans la PTH en elle-même, pas d’intérêt. En revanche, dans la prise en charge pluridisciplinaire si ! Nous sommes là pour diminuer les douleurs de dos pouvant être ressenti par le patient par exemple du fait d’un léger décalage de membre inférieur (voir aussi en podologie évidement).

A savoir : le chirurgien doit faire très attention à la gestion des longueurs de jambes ! Ils risquent un procès si la longueur de jambe dépasse 1 cm d’inégalité avec celle « saine ». On le voit assez facilement à l’examen clinique avec les crêtes iliaques inégales, ou les ourlets de pantalons.

Conférenciers :

-Ariane Leboime Grigaut – Rhumatologue Ambroise Paré Boulogne

-Docteur Jérôme Cournapeau – Chirurgien de l’épaule

-Docteur Marc De Vellis – Médecin du sport
-Docteur Combourieu – chirurgien orthopédiste

 

 

Prise en charge ostéopathique de la sphère gynécologique: douleur du cycle menstruel, dyspareunie, et autres pathologies..

Prise en charge en ostéopathie de la sphère pelvienne

pelvis

Votre ostéopathe peut prendre en charge, dans une certaine mesure, certaines douleurs gynécologiques:

– Les douleurs abdominales basses et lombaires pendant le cycle menstruel;

Quelle patiente ne m’a pas déjà dit  » j’ai mal pendant mes règles, mais bon c’est normal, c’est ça depuis toujours ». Et bien non… Il peut y avoir de multiples explications… Il faut bien évidemment, dans un premier temps, prendre l’avis du spécialiste en gynécologie. En fonction de ce qui sera décelé en terme de pathologies dites « organiques » (par exemple pathologies ovariennes, fibromes utérins, Endométriose), l’ostéopathe pourra continuer (ou non) sa prise en charge et vous aidez à diminuer vos symptômes pour une meilleure qualité de vie.

En effet, l’ostéopathe pratiquera par voies externes des manipulations / mobilisations articulaires, musculaires, viscérales, au niveau de votre dos et plus globalement sur le bassin. Votre utérus, votre rectum, vos viscères du « petit bassin » sont mobiles (ça doit bouger) et rattachées notamment au cadre osseux du bassin par des petits ligaments, des muscles, qui peuvent « souffrir » ou être contracturés.

Certains peuvent pratiquer les touchers pelviens (toucher rectal et vaginal). Ces techniques peuvent être extrêmement efficaces. Cette pratique est interdite aux ostéopathe exclusif (comme moi par exemple), mais certains médecins, gynécologue, sage-femme, kinésithérapeute, le pratiquent (ils se forment à l’ostéopathie en plus de leur premier métier). Je ne manque pas de ré orienter mes patientes vers les praticiens adéquats, quand ma ou mes consultations ne sont pas ou plus efficaces.

– Les dyspareunies (douleur au rapport sexuel);

– dysménorrhée (trouble du cycle menstruel);

– les préparations à l’accouchement;

– les préparations/ l’accompagnement à une IVG, ou ITG (interruption thérapeutique de grossesse);

– les douleurs suite à une biopsie  du col de l’utérus ou suite à une chirurgie (conisation, césarienne);

– les problèmes de miction (cystite sans germes par exemple). 

De la même manière qu’expliqué précédemment, nous pouvons améliorer la qualité de vie de nos patientes, voir traiter parfois leurs pathologies, en privilégiant le travail pluridisciplinaire. Bien évidemment, nous ne faisons pas de « miracles », mais il suffit parfois d’une ou deux consultations pour améliorer les douleurs aux rapports lorsqu’ils sont d’origines fonctionnels (mécanique, perte de mobilité d’un utérus par exemple).

L’ostéopathie en périnatalité  et en gynécologie à son rôle à jouer, à différent degré.

Dans ce type de consultation, l’échange entre le praticien et le patient est primordial. Le thérapeute doit essayer de comprendre l’histoire de la patiente, respecter son intimité tout en faisant son travail.

Encore une fois, le travail pluridisciplinaire est obligatoire (sage -femme, gynécologue, médecin généraliste, psychologue, kinésithérapeute, autres confères ostéopathes).

Les hommes peuvent aussi être pris en charge ! Il ne faut pas croire que seules les femmes peuvent être touchées par les pathologies de la sphère pelvienne … Les pudendalgies, troubles de la sexualité, hypertrophie bénigne de la prostate, peuvent dans certaines mesures être pris en charge chez l’homme par un ostéopathe. 

Sources:
http://www.lyon-urologie.com/pathologies7.html
Ostéopathie intra- pelvienne et arbre gynécologique: sexualité et identité par Christine Michel-Scweitzer / emergent World LLC 2013
http://www.ageronmarque.fr/publications/articles/endometriose-et-osteopathie/

Les chaussures de course à pied: lesquelles, pour qui?

Formation des professionnels de la santé chez Terre de Running Puteaux – Février 2017

Rassemblement de professionnels de la santé (médecin du sport, ostéopathes, kinésithérapeutes, podologues…) et présentation des chaussures de running par les plus grandes marques.

Je rappelle que tout ce qui est écrit dans cet article n’est que mon opinion et mon ressenti personnel.

Je ne souhaite en aucun cas faire de la publicité, pour une marque plus que pour une autre.

L’unique chose qui m’intéresse est de mieux comprendre la problématique de mes patient(e)s pratiquant la course à pied (coureur du dimanche, amateur ou professionnel). Nous savons qu’il est parfois difficile de trouver chaussure à son pied… Acheter une mauvaise paire de running peut blesser le patient, ou le rendre vulnérable et augmenter les risques de blessures…

Je rappellerai tout de même que rien, ni aucune chaussure de running, ne remplacera l’œil expert et la correction du podologue / podologue – posturologue / orthopédiste (si nécessité de semelles).

J’essayerai de retranscrire le plus précisément possible, ce qui m’a été expliqué par les commerciaux et  les constructeurs de chaussures. Ce papier vise uniquement à synthétiser les données que j’ai reçues en 2h de « formation », et les faire partager au plus grand nombre.

Je n’ai malheureusement pas eu le temps de voir tous les stands, certaines marques ne seront donc pas expliquées (il manque Adidas, New balance…).

Le premier stand est forcément celui le plus long de mon article, car je vous rappelle les basiques, les termes techniques et les notions à savoir.

Ce que j’ai compris de :

OASICS

(De 100 à 250 E, durée de vie de la chaussure 600 à 800 km en fonction du poids du coureur)

Sa spécificité : Gel pour l’amorti, ce gel absorbe les chocs et optimise la foulée, il n’est pas appliqué partout sous la chaussure mais est encastré dans la semelle uniquement au niveau des zones d’appui c’est-à-dire sur la face externe du pied, au niveau du talon et sous le premier métatarse. Ce gel, à priori, ne s’use absolument pas (beaucoup d’études et d’expérimentations menées dessus).

En fonction des types de chaussures :

Nimbus et Kayano sont les « produits phare » pour les longues distances et pour l’amorti car ses chaussures présentent plus de gel que les autres.

Les chaussures Oasics avec écrit « fluid fit » dessus, propose un tissage/maillage particulier en ce qui concerne le tissu. Le but est, quand le pied gonfle, d’avoir un maillage spécifique qui permet d’être compliant et plus souple pour le coureur.

Au-delà de 80 kg pour les hommes, les coureurs seront dans la catégorie des poids « lourds », pour se faire il existe une nouvelle catégorie « flytefoam ».

Il existe chez eux des chaussures NEUTRE, ou pronatrice (type Duomax), mais aucune chaussure supinatrice. Ces chaussures ont pour but de prévenir et non de corriger (cf. mon introduction, le professionnel de santé corrige). A priori, plus de chaussures neutres vendues que de pronatrice. Gros effet de mode concernant les chaussures pronatrices.

RAPPEL – La notion de DROP : le « drop », est la différence de hauteur entre l’arrière (le talon) et l’avant (l’avant-pied) de la chaussure. Pour schématiser, une chaussure à talons aiguilles aura un drop très élevé car la différence de hauteur entre l’avant et l’arrière est importante alors qu’une tong aura un drop nul. Selon le drop, l’épaisseur de la semelle ne sera pas la même entre l’avant et l’arrière de la chaussure.

http://runners.fr/drop-et-toebox-explications-par-l-image/

Plus la différence entre l’avant et l’arrière est petite, plus la foulée du coureur sera naturelle car il posera moins le talon au sol à l’attaque et plus l’avant-pied. Un drop « standard » est aux alentours de 12.

Ici le drop est à 13 pour la femme et 10 pour l’homme. Oasics a donc fait le choix d’un drop haut, permettant amorti et prévention selon eux.

HOKA

(Marque Française, de 130 à 170 E, durée de vie 500/600 km)

Sa spécificité : des semelles over size mais légères.

Comment ? Le matériel utilisé s’appelle de l’EVA (éthylène-acétate de vinyle). Il est léger, d’où la possibilité d’avoir une chaussure légère bien que la semelle soit bien plus grosse que chez les concurrents. Mais de ce fait, ça s’use un peu plus vite ! La semelle over size (en forme de siège baquet) permet stabilité et absorption des chocs.

Ce sont des chaussures particulièrement utilisés chez les pratiquants de TRAIL, car la chaussure a beaucoup d’amorti (sympa pour les descentes… Et pour la fin de course).

L’idée chez Hoka, c’est  « l’instabilité proprioceptive ». Le DROP est très bas : 4 ou 5. Le but du drop bas est de faire travailler les chaines musculaires du membre inférieur et le travail du médio-pied. L’attaque se fait sur l’avant-pied et non sur le talon, cela fait une sorte d’effet de bascule (foulée fluide de l’impact initial jusqu’à l’impulsion). Cette bascule s’appelle chez eux le « ROCKER», et c’est à priori bien spécifique à la marque.

Ces running sont également faites pour les coureurs « lourds », de plus de 100 kg.

MIZUNO

(De 130 à 180 E, entre 800 et 1000 Km de durée de vie)

Sa spécificité : une plaque PVC ! Cette plaque, est placée entre la semelle en mousse EVA et permet le renvoi d’énergie et la stabilité. Au touché, elle est assez souple (d’ailleurs elle n’est pas plate mais ondulée) pour permettre je pense le renvoi d’énergie mais assez rigide pour avoir un effet de guidance et de stabilité… Je n’ai pas bien compris comment cela pouvait renvoyer l’énergie… Sous le talon il existe une talonnière importante en forme de « U » pour justement faire vibrer cette plaque PVC. Le chausson est large, la chaussure est donc confortable et serait optimale pour les coureurs au poids « lourds » qui veulent être stables et dynamiques grâce à cette plaque PVC notamment (plaque qui, elle, résiste longtemps) !

Chaussures connues visiblement chez le golfeur et le handballeur.

DROP de 12 (attaque talon donc pas terrible pour l’avant-pied) !

BROOKS

(Marque numéro 1 aux USA, usure 1200 km maxi, je n’ai pas la tranche de prix désolée) !!!

Sa spécificité : assez proche de celle d’Oasics car ils mettent du GEL. Chez Oasics, le gel est encapsulé dans la semelle. Chez eux, le gel se place sur toute la semelle pour ne pas passer d’une semelle « molle » (quand la capsule de gel est présente) à une semelle « dure ». Selon eux, le gel est 40% plus amortissant que le composant EVA (chez Hoka par exemple) et 20% plus dynamique…

C’est la chaussure typique du marathonien, ne présente aucune arche plantaire car ne veut absolument pas d’effet bascule (à contrario de chez Hoka par exemple). Ils ont fait le choix de biseauter le talon en arrière, ce qui permet d’avoir un appui 3 cm plus sur l’avant du pied (le but : attaque avant-pied, ramener le plus possible le pied sous le bassin sur le retour).

Ce sont également des chaussures qui conviennent aux personnes en poids « lourd » (100 kilog), car le gel s’adapte peu importe le modèle, au poids lourds et également sur le travail en fractionné. Il existe beaucoup d’encoches de flexion pour s’adapter au coureur tout le long de la semelle.

Deux types de chaussures : les neutres, universelles. Et les chaussures dites « STABLES » (comprenez « pronatrice » pour les coureurs instables… C’est-à-dire les coureurs avec un pied pronateur). Enfaite, les chaussures brooks « stables » sont renforcées à l’intérieur pour limiter l’usure de la chaussure mais ne prétendent pas corriger ou prévenir le pied pronateur (bon point) !

DROP réduit de 4 ! Pour eux, le coureur débutant doit apprendre la technique de course, soit courir sans bruits, attaque avant-pied et non talon. Donc sauf contre –indication de poids ou de pathologies spécifiques du membre inférieur, le drop réduit est privilégié. Evidemment, lorsque l’on court depuis longtemps avec un drop haut, l’adaptation peut être difficile.

CONCLUSION

Plusieurs discours différents selon les marques et divergences même selon les professionnels de la santé concernant les différentes techniques de courses

( voir aussi http://www.eadconcept.com/quelle-technique-de-course-a-pied-enseigner-a-l-ecole.html ). Rien ne nous dit que la course attaque avant-pied est scientifiquement « meilleure » que celle talon… Tout dépend des morphologies et aptitudes de chacun! D’où la nécessité de voir éventuellement un spécialiste et de choisir ses chaussures dans des magasins spécialisés.

 

Pole Dance et Ostéopathie: sa pratique et ses pathologies.

pole

On vous dit « Pole Dance », vous pensez aux salles de strip-tease et autres danses lascives ? Et bien détrompez-vous! Après les cirques, les danseuses burlesques, les strip-teaseuses, il est temps d’ouvrir ce sport à toutes (et à tous) !

La Pole Dance a fait son apparition en France en 2006 et depuis s’est largement répandue, bien que nous restions toujours en retard par rapport à d’autres pays.

En France, la « Pole Dance Fitness » se développe, notamment en dé-diabolisant la connotation sexuelle que ce sport atypique peut apporter. L’image sexy de la discipline reste bien encrée et perdure du fait de la tenue portée par les sportives (shorty et brassières pour adhérer à la barre), donnant lieu à une mauvaise interprétation.

L’un des intérêts principaux de ce sport est justement de pouvoir combiner la danse (qu’elle soit classique, contemporaine, moderne, sensuelle ou non), les acrobaties, les mouvements de gymnastique, et enfin le renforcement musculaire pur. C’est donc une discipline sportive à part entière et chacun(e) peut la pratiquer comme il ou elle l’entend.

Comme tout sport, la Pole Dance permet de développer :

–          la confiance en soi ;

–          le dépassement de soi ;

–          la rigueur et la discipline ;

–          l’esprit d’équipe, l’entraide et l’ouverture d’esprit.

Et comme tout sport, elle peut entrainer des blessures…

  • Les points clefs à ne pas louper pour ne pas vous blessez :

–          L’échauffement musculaire. Nous avons tendance, surtout dans la pratique débutante, à sous-estimer l’effort musculaire réalisé lors de la pratique.

–          L’assouplissement. Toujours sous l’œil ou les directives du professeur. Attention à celles et ceux qui pensent pouvoir reprendre les assouplissements seul(e)s et sans conseils, du fait que par le passé ils/elles étaient anciennes gymnastes (oui, à 12 ans, nous sommes souples) !!!

–          Le travail cardiovasculaire et musculaire pur. La Pole Dance est un sport complet et exigent. Il exige de réelles conditions physiques, que tout le monde peut acquérir au fur et à mesure de sa pratique, grâce à des exercices de renforcement musculaire (abdominaux, gainage, renforcement du dos), de musculation voir de mouvement de cross-fit. Les mêmes exercices de renforcement musculaire que nous conseillons à presque tous nos patient(e)s !!!

–          La pratique de la pole en club. Un certains nombres de pratiquant(e)s apprennent la Pole Dance par des vidéos/tutoriels YouTube. C’est-à-dire en autodidacte puisque nous pouvons acheter librement une pole pour chez nous! Loin de moi l’idée de dénoncer cette pratique car les tutoriels peuvent être vraiment pédagogique, mais il me semble justifier de répéter que la Pole n’est pas un sport anodin et que sa pratique nécessite d’être préparée, guidée et coachée par un professionnel de qualité et avec des locaux en états.

Dans la région du 92, je vous recommande le studio Edens Pole (Rueil) dont la directrice n’est autre que l’excellente Caroline Frieden. Plus d’informations sur http://edenspole.fr/

 

  • Les pathologies liées à la pratique de la Pole Dance :

La majorité des douleurs de la Pole Danseuse se trouve aux avant-bras et aux poignets (38%) puis au dos (32%), aux épaules et aux membres inférieurs (ex-aequo 31%), et enfin aux mains et aux doigts.

Les tendinites, particulièrement du membre supérieur, sont retrouvées de manière prépondérante chez les pratiquant(e)s et cela malgré les étirements en fin de séance :

–          coiffe des rotateurs

–          épicondylite médiale et latérale

–          tendinite de De Quervain

Mais on retrouve également la souffrance des abdominaux et des muscles intercostaux, ainsi que la luxation de l’articulation costo-vertébrale.

  • Les facteurs de risques de la tendinite :

–          des efforts répétés (contraintes sur les tissus musculaires et tendineux en fréquence et en intensité). Les « Tricks » répétés, utilisant peut être plus de force et de puissance qu’un « spin », sont susceptibles d’apporter plus de contraintes tissulaires à long terme.

–          De la fatigue accumulée à des blessures minimes non traitées ou non suivies par le passé.

–          Le sur entrainement ou la modification brutale d’un entrainement.

–          Un temps de repos insuffisant après une blessure et après une inflammation.

–          L’absence d’échauffement, et d’étirement.

–          Une mauvaise hydratation, une hygiène de vie alimentaire  instable.

  • L’ostéopathie pour les danseuses « débutantes » :

L’acquisition puis la maîtrise de la technique est longue. Votre ostéopathe pourra vous aidez pour les blessures type cervicalgie, lombalgie, douleur du membre supérieur ou inférieur (type tendinite épaule ou entorse de cheville si mauvaise réception)… Certaines douleurs sont « normales » quand on débute un nouveau sport, comme les courbatures et les bleus (surtout pour la Pole) !!! Mais elles peuvent favoriser par la suite de vraies pathologies.

  • L’ostéopathie pour les pratiquantes confirmées :

Confirmées, semi-pro ou professionnelles, l’ostéopathie permettra d’améliorer et d’optimiser vos capacités sportives. Comme dans tous les sports, nous avons parfois la sensation de ne plus progresser, parfois de régresser, ou de ne pas être assez constante dans nos performances. Votre praticien doit vous permettre de gagner de la souplesse, ou encore de récupérer la souplesse déjà existante avant l’arrivée des petits bobos… Idem pour la récupération musculaire, et toutes les pathologies déjà citées plus haut qui ne sont pas l’apanage des débutantes !!!

De manière générale, votre praticien doit pouvoir vous conseillez et vous orientez vers les professionnels adaptés.

Pour preuve de l’efficacité de l’ostéopathie : la Délégation Française de Pole Sports a pour Présidente de la commission « médecine du sport », une ostéopathe, depuis 2015.

Sources:

http://edenspole.fr/

FREEL B; Fundamentals of training for Pole fitness and dance. Poler North 2013 p 114

EDWARDS Kate; Pole Bible. 2013 p 163

http://memoires.kine-nancy.eu/maisonobe2015.pdf soit « Les pathologies de la Pole Dance dans la pratique commune (tout niveau confondu) – Quelles sont les lésions des poles danseuses ? » 2015 MAISONOBE 

 

 

 

 

 

Danse classique/Football: Le syndrome du carrefour postérieur du pied: Quésaco ? Diagnostic et traitements.

Schéma d'un conflit postérieur de cheville. Il survient en hyperflexion plantaire de façon chronique (a) ou de façon aigue.
                                                                                                                 http://www.ccos.fr/conflit-posterieur-de-cheville
 

C’est une pathologie que l’on retrouve chez la danseuse (classique) car la position des pointes majore la flexion plantaire du pied. La flexion plantaire ou hyper-extension du pied, augmente le risque de contact anormal par écrasement des éléments postérieurs entre le tibia et l’os du talon.
On retrouve également souvent le conflit postérieur chez les footballeurs. Dans ce cas, c’est la partie postérieure de l’astragale qui vient se fracturer lors d’un traumatisme en hyper-flexion plantaire car elle se coince de façon violente entre le tibia et l’os du talon (calcanéum).

Les symptômes:

–  Douleur postérieure de la cheville de type mécanique lors des mouvements de flexion plantaire (une douleur postérieure en flexion dorsale nous orientera plutôt vers une pathologie du tendon d’Achille). Cette douleur est favorisée par la pratique sportive.

Douleur parfois « aiguë », traduisant un traumatisme osseux brutal, une fracture.

Douleur progressive répondant à une lésion micro-traumatique plus ou moins chronique ou récurrente (contraintes en fréquence et en intensité trop importante, entraînant des contraintes répétées sur l’arrière-pied et des douleurs associées à un remaniement du talus).

– Plus rarement, les lésions de surmenage sont secondaires, surtout par instabilité articulaire du tarse postérieur.

Signes cliniques et diagnostic:

Le diagnostic se fait le plus souvent, lors de l’examen clinique, à la palpation des structures en questions:

– douleur lors du test de la pince coupante (flexion plantaire forcée ou dorsiflexion);

– douleur du muscle fléchisseur de l’hallux.

Nous avons également impérativement besoin d’examens complémentaires tels que: radiographie du pied en charge (demandé l’incidence Talar Process View), l’arthro-scanner est intéressant quand on suspecte un conflit d’origine osseuse et enfin une IRM (plus intéressante quand on suspecte un conflit des parties molles).

Les solutions thérapeutiques:

A priori, l’ostéopathe ne pourra pas faire partie de la prise en charge pluridisciplinaire..!

Plusieurs solutions s’offre au patient:

– Le repos;

– L’immobilisation;

– L’infiltration de corticoïdes au niveau du conflit;

– Si échec arthroscopie (chirurgie donc) dont le but sera de réséquer les tissus qui se coincent dans l’articulation.

Le traitement des formes micro-traumatiques, en revanche, repose sur une rééducation (kinésithérapie donc) qui se propose de répartir différemment les contraintes mécaniques en hyper-extension du pied.

SOURCES:

http://www.ccos.fr/conflit-posterieur-de-cheville

http://un-medecin-vous-informe.blogspot.fr/2013/02/le-pied-douloureux.html

http://www.em-consulte.com/article/1116/syndrome-du-carrefour-posterieur

http://www.maitrise-orthopedique.com/articles/le-syndrome-du-carrefour-posterieur-de-la-cheville-163

http://www.chirurgie-orthopedique-toulouse.com/les-articulations/la-cheville/syndrome-du-carrefour-posterieur-a-la-cheville/

Ébauche du « médico-sport-santé »

 

Voici la Première ébauche du « médico-sport santé », ou le nouveau vidal du sport en vue d’une prescription médicale de sport pour les patients atteints de pathologies diverses.

Pour les médecins, les « paramedicaux », les professionnels du sport et du mouvement et les fédérations sportives…

 

« le sport pour chacun »

http://franceolympique.com/…/s…/outils/MEDICOSPORT-SANTE.pdf

 

Prise en charge globale du post-partum: rééducation périnéale, quelques recommandations.

Postpartum 
Les conséquences de la grossesse et de l'accouchement durant la période du post-partum sont variées. Les principales dysfonctions portent sur le périnée et la continence, mais également sur le rachis et la ceinture abdomino-pelvienne. En conséquence, la rééducation doit être abordée de manière GLOBALE.

Quand commencer la rééducation périnéale ?

Si cela est possible dès les premiers jours ! Premièrement pour informer maman sur les suites de grossesse et deuxièmement pour évaluer les déficiences. La consultation que l’on appelle « post natale » est donc très importante.

Pour qui ?

Pour toutes les mamans. Même celles qui ont subi une césarienne ! En effet, toute la période de gestation de l’enfant au sein de la cavité utérine de la mère, avec toutes les contraintes que cela entraîne, est une raison suffisante pour faire de la rééducation périnéale ! De plus, il existe l’électro-stimulation antalgique (TENS) pour les douleurs cicatricielles !

L’indication se fait surtout en fonction des symptômes retrouvés chez la patiente.

Combien de séances ?

Cela varie en fonction des besoins de la patiente. Il faut compter 10 à 20 séances (à voir lors de la consultation post natale avec gynécologue et/ou sage femme).

But de la rééducation périnéale:

Retrouver un périnée indolore, avec un tonus correcte. Permettre à la maman de recevoir des conseils concernant l’ergonomie, son environnement…

La prise en charge: Kinésithérapeute – Sage femme – Gynécologue – Ostéopathe

La prise en charge (PEC) peut s’effectuer de 3 manières:

– PEC périnéo-sphinctérienne: par le gynécologue, sage femme et/ou kinésithérapeute (manuelle ou avec machine). C’est la rééducation classique du plancher pelvien. Comme dit précédemment, le périnée doit être tonique et non douloureux.

– PEC pelvi-rachidienne et abdominale : par l’ostéopathe et par le kinésithérapeute. Selon la Haute Autorité de Santé, les manipulations vertébrales sont bénéfiques chez le lombalgie, à court terme. Les effets antalgiques des manipulations vertébrales sont équivalentes aux antalgiques et à la kinésithérapie et supérieure aux anti-inflammatoires AINS seuls.

Le travail du kiné:

la lordose lombaire est significativement augmentée lors de la grossesse mais également sur les premiers mois du post-partum. 1/3 des femmes décrivent des pubalgies et des douleurs postérieures pelviennes après l’accouchement. Ces douleurs ont de multiples origines. Une des explications des douleurs du rachis dorsolombaire est le diastasis des muscles grand droit de l’abdomen. L’allongement (diastasis) des muscles de la sangle abdominale entraîne une faiblesse des fléchisseurs du tronc par rapport aux extenseurs (les muscles para-vertébraux à l’arrière du dos). La kinésithérapie est donc indispensable (exercices pour tonifier les muscles abdominaux et dorsaux).

Le travail de l’ostéopathe:

L’ostéopathe redonnera de la mobilité au segment lombaire et au bassin. L’ostéopathie permet également de vérifier la posture. Il existe une adaptation posturale avant, pendant et après la grossesse. La maman doit retrouvé sa posture « optimale » et pour se faire, des manipulations doivent être réalisées pour réaligner « tête-épaules-bassin-pieds ». Plus globalement, le travail de l’ostéopathe sert à optimiser celui du kinésithérapeute et de la sage femme.

On retrouve comme principaux motifs de consultation:

– Sciatalgies;

– Syndrome de Lacomme (symphyse pubienne);

– Douleurs rachidiennes;

– Canal carpien (poignets);

– Ténosynovites;

– Dyspareunies (douleurs lors des rapports sexuels).

Les petits conseils:

Bien caler bébé pour l’allaitement (à l’aide d’un coussin à allaitement). Changer de bras pour les biberons. On peut également utiliser un système de portage pour porter son enfant!

SOURCES:

www.sofmer.com « ANAES – Rééducation dans le cadre du post-partum, synthèse et recommandations. Décembre 2002 « 

ANAES-HAS -Recommandations professionnelles décembre 2002 – www.has-santé.fr

Prise en charge des douleurs du post partum par le rééducateur périnéologue – L.POUMARAT Maternité hotel Dieu. 

www. geyreelectronique.com

www.inpes.sante.fr – Dossier numéro 18 « rééducation du post partum ». 

 

Sports de combat et ostéopathie: les risques spécifiques, statistiques et prise en charge.

xfp

Patients, Patientes, un petit article sur les sports de combat, que vous êtes nombreux à pratiquer ! Que ce soit le sport de percussion avec pieds-poings comme la boxe française (mais aussi la boxe américaine, la boxe thaï, le kung-fu, karaté, taekwondo…), ou d’autres arts martiaux comme le judo, chacun est conscient du risque qu’il prend lors de sa pratique sportive.

J’essaierai dans cet article de synthétiser un maximum les données récupérées de la littérature actuelle au sujet des blessures retrouvées lors des sports de combat. Mon choix s’est porté principalement sur les études statistiques (rares) des pathologies rencontrées chez les boxeurs, et leur prévention.

“devenir boxeur”  GAGNON  Département sociologie Mai 2009

« Le boxeur semble au premier abord un être marginal. Il pratique l’un des sports les plus violents qui soient, selon les clichés et stéréotypes voulant que le boxeur cherche uniquement à mettre son adversaire au tapis en usant de ses poings, sans véritable discernement. Si le boxeur ne se prive pas de gestes apparemment violents, il doit néanmoins savoir mouvoir son corps en faisant preuve d’adresse et de précision afin de donner grâce et fluidité à ses mouvements et gestes. Cela force paradoxalement l’admiration, du fait qu’il maîtrise ce corps avec brio. Or, on oublie que celui-ci s’est rompu à la boxe au prix d’un rude entraînement en gymnase ou dans un club de boxe, selon l’expression familière. Les vifs exercices au programme se déroulent sous la direction de l’entraîneur, certes, mais également avec l’aide — délibérée ou non — d’autres boxeurs qui, en l’occurrence, se révèlent partie prenante de l’acquisition de l’habitus pugilistique. »

Selon André Monroche, médecin du sport,

http://www.chups.jussieu.fr/polys/dus/dusmedecinedusport/dupromotionsportetsante2011/risquesspecifiquedelaboxefrancaiseAMonroche.pdf

Source H. TISAL in Arts Martiaux et Sports de Combat Tome I, Ed INSEP 1998 – Tome II – 2005

La durée des combats est un facteur qui détermine le type d’entraînement mais aussi la fréquence et l’importance des incidents (en effet la durée varie selon les sports, par exemple : Boxe professionnelle jusqu’à 12 reprises de 3 mn avec des périodes de repos de 2 mn ; Boxe anglaise amateur  5 rounds de 2 mn avec 1 mn de repos entre les rounds ; Boxe américaine 3, 5, 7 ou 12 rounds ; Savate boxe française  5 fois 2 mn avec des périodes de repos de 1 mn ; Boxe thaïlandaise 3 reprises de 3 mn).

Pourquoi la boxe est un sport complet ?

Chez le boxeur, plusieurs sphères ostéo-articulaire et musculaires sont directement et indirectement visées en fonction des contraintes qui s’exercent sur elles. Voici un listing rapide des coups réalisés à la boxe. Nous pouvons facilement imaginer  leurs actions éventuelles sur le complexe ostéo-articulaire et musculo-aponévrotique (je précise qu’il n’existe pas, à ma connaissance, d’études démontrant que tel coup délivré entraine telle ou telle contrainte sur le corps humain).

Le Direct : coups délivrés par extension du bras, la frappe s’effectue avec la tête des métacarpiens suivant une trajectoire rectiligne au corps ou à la face.

Le Crochet : coups de poings latéraux délivrés le bras fléchi. L’impulsion est donnée par l’épaule et la rotation du tronc

Les Uppercuts : coups de poings circulaires délivrés de bas en haut, en corps à corps ou en demi-distance.

Le Swing : coups larges se délivrant à distance dans un mouvement de balancé latéral

Le Fouetté : coup de pied circulaire qui se porte avec le pied en extension, orteils relevés de la jambe avant et de la jambe arrière

Le Revers : coup de pied qui se donne soit de côté avec la semelle du pied en extension, soit de face avec le tranchant externe du pied en extension

Le Balayage : attaque des points d’appui de l’adversaire en cherchant à le projeter à terre

Le Coup de pied bas : coup porté de la jambe arrière avec le tranchant interne du pied en extension sur la jambe avant de l’adversaire à mi-hauteur du tibia. La trajectoire du pied est pratiquement rectiligne.

Le Chassé : flexion de la cuisse sur le tronc de la jambe sur la cuisse et du pied sur la jambe. La frappe s’effectue avec le talon suivant une trajectoire rectiligne.

Prise en charge en ostéopathie, quels troubles organiques et fonctionnels ?

Nous détaillerons uniquement les troubles fonctionnels que nous pouvons retrouvés dans notre prise en charge ostéopathique.

Selon l’INSEP – département médical années 1999-2003, les statistiques sont clairs, en Boxe Française, on retrouve comme principaux motifs de consultation ceux locomoteur, ORL puis dermato.

Concernant les motifs de consultation locomoteurs, on retrouve d’abord les pathologies articulaires, puis musculaire et enfin tendineuse et ligamentaire :

–           56 % de motifs du membre inférieur (MI) c’est-à-dire genou/cheville puis cuisse, pied puis hanche.

–           30%  MS membre supérieur : d’abord la main puis l’épaule.

–          11% rachis

–          thorax puis crane.

Parmi ces motifs de consultations, il faudra savoir reconnaitre les pathologies traumatiques dites organiques de celles fonctionnelles pour pouvoir réorienter correctement notre patient et lui administrer les meilleurs soins.

Voici un listing des pathologies organiques et fonctionnelles que nous pouvons retrouver chez le boxeur :

Traumatismes maxillo-faciaux : à réorienter

–          Epistaxis

–          Fracture du nez

–          Contusion

–          érosions et plaies du visage (se méfier des fractures du plancher sous-orbital et des fractures dentaires)

–          tous les risques ophtalmologiques comme accident de l’orbite.

Source :Traumatologie des sports de combat M. Egoumenides

Traumatismes du rachis et du tronc :

–          le plus souvent dérangement intervertébral mineur (D.I.M, par le mécanisme de mouvements répétés en hyper-extension et l’application de charge répétées en L5-S1) : prise en charge par l’ostéopathe

–          contusions chondro-costales et fractures 1ère et 2ème côtes

–          fracture du foie et de la rate

–          déchirure des pectoraux et de la poitrine.

Traumatismes des membres supérieurs :

–          entorse et luxation acromio-claviculaire : prise en charge par l’ostéopathe selon le degré d’atteinte

–           choc direct ou chute avec fracture clavicule et luxation épaule.

–          fracture de Bennet, luxation du pouce ou entorse.

–          kyste synovial du poignet (chute en flexion, apparition d’une boule élastique douloureuse sur le dos du poignet)

–          tendinite du long biceps (coups de poing répétés dans le vide)

–          lésion de la coiffe des rotateurs lésions de la coiffe des rotateurs (rotateurs externes) : prise en charge ostéopathique en fonction du degré d’atteinte.

 

 Traumatismes des membres inférieurs :

–          entorse du genou (rare) : prise en charge par l’ostéopathe selon le degré d’atteinte

–          contusion directe du quadriceps (fouettés, chassés)

–          luxation des péroniers latéraux

–          fracture de la tête du 5ème méta

–           entorse sous-astragalienne, entorse LLE : prise en charge par l’ostéopathe selon le degré d’atteinte

–          Pubalgie : prise en charge par l’ostéopathe

–          Douleur de hanche (souvent coxarthrose)

–          Ischio-jambiers : déchirure, élongation, contracture, selon le stade l’ostéopathe pourra prendre en charge ou non (rester en flexion sur la jambe d’appui lors du coup de pied).

–          Ligaments croisés du genou + ménisques (prise en charge selon le stade de la lésion), syndrome rotulien.

–          Aponévrosite plantaire et périostite

http://www.medecinedusportconseils.com/2014/12/23/la-main-du-boxeur-pathologie-de-la-main/

http://www.bckarate.fr/new/index.php/dojo/pathologies-prevention

Conclusion des pathologies fonctionnelles retrouvées :

La principale pathologie fonctionnelle que l’ostéopathe pourra retrouver chez le boxeur est bien la lombalgie. Pourquoi ? Voici une des réponses (extrait choisi par mes soins d’après la thèse de neuro-chirurgie « sport et le risque de traumatisme » Faculté de médecine – casablanca 2006 HAMRI et « Sport et biomécanique rachidienne : conduite à tenir devant un traumatisme rachidien chez le sportif »).

« Le rachis peut se comporter soit comme générateur actif, soit comme conducteur passif de forces appliquées au reste du squelette. Au cours de l’exercice physique, le rachis est sujet à des charges rapides et répétitives. Il peut en résulter des lésions chroniques ou aiguës même chez les athlètes entraînés. En effet, l’une des propriétés biomécaniques importantes du rachis est la viscoélasticité. Cette propriété permet une déformation continue des tissus lorsque la force appliquée est lentement progressive. L’effet pratique qui s’ensuit est que le système peut absorber plus d’énergie si le temps lui en est donné. Cette situation est malheureusement rarement rencontrée en pratique sportive. Schématiquement on peut considérer que le rachis est fait de deux types de tissus différents : l’os et les tissus mous. Les propriétés biomécaniques de ces tissus diffèrent totalement, les capacités de résistance de l’os étant plus importantes en compression qu’on tension, alors que c’est le contraire pour les tissus mous. […] Les contraintes imposées lors des torsions lombaires sont principalement localisées dans la partie postérieure et latérale du disque intervertébral et entraînent les premières fissures qui peuvent être assimilés à des entorses bénignes. Leur extension et leur multiplication finissent par donner l’aspect de disques dégénérés, multifissurés. L’extension de la rupture aux couches les plus périphériques déterminent l’équivalent d’une entorse grave intercorporéale, plus responsable des lombalgies discales aiguës et chroniques par la lésion elle-même et le tissu cicatriciel qu’elle entraîne, que par une éventuelle effraction de matériel nucléaire. […]Le rôle biomécanique des articulations postérieures interapophysaires semblent plus jouer un rôle de pivot qu’un rôle dans la diminution des mouvements de rotation. »

L’IMPORTANCE DE LA PREVENTION

Pourquoi le travail pluridisciplinaire entre entraîneur, préparateur, sphère médicale et paramédicale est nécessaire ?

La préparation physique doit être progressive, adaptée et contrôlée (intérêt également de la préparation mentale, sans les dérives). Il doit y avoir un bon aménagement du matériel (enceintes, tapis, gants, chaussage) ainsi qu’un environnement médical et paramédical synchronisé (exemple : au moindre doute de commotion, arrêt transitoire ou définitif de la compétition, respect du temps de récupération, suivi etc.)

La prévention se fait aussi par un échauffement correct, des assouplissements, un renforcement des muscles du cou mais pas que. La région lombaire participe aussi énormément à l’effort sportif. Elle encaisse un maximum de pressions et subit des déformations importantes pendant l’effort. Elle est par nature plus rigide que la zone dorsale et doit être spécifiquement préparée. Sa puissance musculature, sa rotation synergique ou non avec la sangle abdominale en font un élément essentiel de la statique et de la dynamique du dos.

Le port d’un stabilisateur lombaire peut être souhaitable dans certains cas chez le sportif alerté. Il en existe de très pratiques (gonflables et adaptables à l’effort), qui préviennent les mouvements excessifs de la colonne lombaire.

Petites choses à proscrire en fonction des douleurs :

Pour les croisés, proscrire les balayages et projections entraînant des contraintes transversales du genou, se protéger des low kicks par rotation interne du genou, se rappeler que les rotations du genou ne sont permises que lors de la flexion du genou. Celui-ci est instable en flexion tout comme la cheville en extension, cette instabilité mécanique doit alors être contrée par une stabilisation musculaire et proprioceptive.

Pour un syndrome rotulien (tendinite rotulienne) : éviter les flexions importantes du genou en charge jusqu’à disparition de la douleur. Prudence dans la prise et la sortie de la position du salut à genoux (risque d’aggravation des lésions méniscales préexistantes).

Pour les lombaires : éviter de se pencher en avant lors des projections, travailler les techniques de soulèvement en plaçant son centre de gravité sous celui du partenaire projeté puis utiliser ses cuisses.

Sources :

« L’observatoire du mouvement, le pied du sportif » Juin 2005

E. Delmas, «Les pathologies traumatiques sportives du coude, du genou et de la cheville et leurs contentions. L’application et les conseils du pharmacien.» Université de Nancy, Nancy, 2001.

J.-L. Lerat, «Orthopédie | Polycopié national du collège des enseignants,» [En ligne]. http://www.fascicules.fr/data/consulter/orthopedie-polycopie-pr-lerat-05- genou%20.pdf. [Accès le 19 Décembre 2014].

C. Castelain, M. Christofilis, M. Jayankura, C. Samaha et S. Zouaouy, «FMPMC-PS – Orthopédie – Questions d’internat,» http://www.chups.jussieu.fr/polys/orthopedie/polyortho/POLY.Chp.9.html. [Accès le 19 Décembre 2014].

 

 

 

 

 

Cyclisme et ostéopathie: Comment et pourquoi bien régler son vélo ?

réglage vélo

réglage vélo

http://www.entrainement-cyclisme.com/blog/etude-posturale-cyclisme.html

En cyclisme, la position statique prolongée assise, en antéflexion, est spécifique et peut entraîner l’apparition de pathologies du système locomoteur et musculo-squelettique diverses et variées. La particularité de ce sport: sa pratique impose une position dites fixe pour le haut du corps, sur une plus ou moins longue durée, ainsi qu’un mouvement des membres inférieurs répétés des milliers de fois! Un excès de contrainte sur une posture statique, et/ou la répétition de mouvements en fréquence et en intensité pourront être à l’origine de douleurs et de micro-traumatismes.

Le point primordial est donc de bien régler son vélo !

En effet, voici la liste des pathologies  pour la plupart fonctionnelles (que prend en charge l’ostéopathe) chez le cycliste, consécutives à une mauvais réglage du vélo:

COLONNE VERTÉBRALE:

  • Si présence de douleurs cervicales et dorsales, attention à:

– la différence de hauteur de cocottes de freins entrainant une position deséquilibrée au niveau de l’appui des mains et de ce fait des contraintes seront répercutées sur les épaules;

– une selle trop haute (cou en hyper-extension pour l’horizontalité du regard et dorsales en hyper-cyphose ou « dos rond »).

  • Si présence de douleurs lombaires, attention à:

– une différence de longueur de jambe;

– un bec de selle pointé vers le haut avec pour conséquence une bascule du bassin vers l’arrière et les lombaires en inversion de courbures (ou bas des reins « rond » pour compenser);

– une selle trop haute, un cadre trop grand.

THORAX:

  • Si présence de douleur au thorax:

– un appui les bras trop tendus, qui augmente la transmission des chocs et entraîne un spasme ++ du muscle grand dentelé.

– Point de coté: guidon trop étroit avec bras et coudes collés au corps (la longueur du cintre doit correspondre au diamètre des épaules).

Afficher l'image d'origineLe grand dentelé -http://www.institut-main.fr/

DOIGTS/MAINS:

  • Si présence d’engourdissement des 4/5ème doigts, attention à:

– un guidon plat, un appui prolongé des cocottes en position basse.

MEMBRES INFÉRIEURS: 

  • Si présence de douleurs aux genoux, attention à:

– La tendinite antérieur c’est à dire sous la rotule: augmentation de la flexion du genou du fait de manivelles trop longues, une selle trop basse ou une modification de la position du bec de selle;

– La tendinite du biceps fémoral, TFL et douleurs à la patte d’oie (face interne du plateau tibial): période de rodage/ changement d’entrainement avec sprint, démarrage, pédalage en danseuse… Il faudra faire attention également aux cales usées/dévissées, un axe de pédale faussée, une manivelle tordue, un cale pied mal centré, une mauvaise position du couple « pied-chaussure ».

  • Si présence de douleurs aux pieds:

– à type de brûlures: chaussures inadaptées, par exemple absence de trou d’aération, pointure trop petite, lacets/ courroies trop serrés…

– douleur aux tendons d’Achille: jambe plus courte ainsi que tout ce qui va exagérer la flexion du pied en franchissant le point haut (position trop basse, trop en avant, selle pointée vers le bas, manivelles trop longues).

PÉRINÉE:

  • Si douleur testiculaire, induration périnéales, douleur petit bassin:

– une différence de longueur des membres inférieurs (il faut calculer la hauteur de la selle sur la jambe la plus longue);

– selle trop souple, trop large ou trop étroite;

– une position trop haute: à chaque coup de pédale le périnée tourne autour de la selle.

Si la pratique du cyclisme constitue une bonne alternative pour certains patients ne pouvant pas ou plus pratiquer la course à pied (trop traumatisante), ou devant alterner plusieurs sports (plan cardio-vasculaire, locomoteur, puissance, rapidité, souplesse), elle peut également si elle n’est pas organisée avec mesure engendrer des pathologies du squelette, des muscles, des articulations mais aussi du système artério-veineux. 

Le généraliste, le médecin du sport et le rhumatologue sont les principaux interlocuteurs. Les ostéopathes, les kinésithérapeutes et les coach/préparateurs physiques, sont également à même de répondre à certaines demandes du patient sportif. De ce fait nous nous devons d’acquérir les notions majeures sur le geste sportif. 

Conclusion: à vos outils !

SOURCES:

http://www.lamedecinedusport.com/sports/technopathies-du-cycliste/

http://www.irbms.com/blessures-cyclisme
Livre: Technopathies du cyclisme – JP de Mondenard  / GEIGY 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Céphalées: les diagnostics, la prise en charge et la prévention.

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À l’échelle mondiale, l’Organisation Mondial de la Santé (OMS) estime que la prévalence des céphalées courantes chez l’adulte est de 47%. Elles sont particulièrement gênantes pour la population active ( de l’adolescent à la personne de 50 ans). C’est donc un réel problème de santé publique en raison des incapacités auxquelles elles s’associent et de leur coût financier pour la société, principalement à cause de la perte d’heures de travail et de la baisse de productivité.

Une céphalée, c’est quoi ?

C’est une douleur crânienne, aussi communément appelée « maux de tête ».

Il existe plusieurs types de céphalées, qu’on divise en deux catégories distinctes: chroniques et aiguës ou subaiguës.

Nous ne parlerons ici QUE des céphalées chroniques. En effet, celles rentrant dans la catégorie aiguës ou subaiguës (installées en quelques heures ou jours) ne rentrent pas souvent dans le champ d’application de l’ostéopathe car leurs origines seront principalement organique et non mécanique. Il faudra donc faire attention, à l’interrogatoire, de bien orienter notre patient en fonction des symptômes car certaines céphalées aiguës peuvent cacher un Syndrome Méningé ou d’Hypertension intra-crânienne (prise en charge rapide et en urgence vers le secteur « neurologie », imagerie cérébrale, ponction lombaire, biologie,écho-doppler…).

Les céphalées chroniques comprennent:

– La migraine;

– Les céphalées de tension;

– Certaines algies vasculaire de la face;

– Céphalées médicamenteuses.

LA MIGRAINE: l’ostéopathe ne pourra pas traiter le problème si celui-ci n’est pas d’ordre mécanique. En revanche il pourra prendre en charge son patient avec orientation vers d’autres professionnels de santé adaptés.

Celle « sans aura ». Les critères diagnostiques internationaux exigent:

  • Au moins 5 crises céphalalgiques durant chacune de 4 à 72 heures avec au moins 2 des 4 caractéristiques suivantes :
  • Topographie unilatérale (le mot « migraine » vient de « hémicrânie »);
  • Pulsatile (la douleur est battante comme le pouls);
  • Intensité modérée à sévère, gênant ou empêchant les activités quotidiennes;
  • Aggravation par la marche ou toute autre activité physique habituelle.
  • Durant la céphalée, au moins un des deux symptômes suivants survient :
  • Photophobie (avec la lumière) et phonophobie (avec le bruit);
  • Nausées et/ou vomissements.

De sorte que le malade, dans les cas typiques, raconte qu ‘il doit interrompre ses activités et s’allonger dans l’obscurité, à l’abri du bruit.

Celle « avec aura »: plus rare. L’aura la plus fréquente est ophtalmique, réalisant un scotome (amputation du champ visuel) hémianopsique latéral homonyme (ou quadranopsique), avec parfois des scintilements ou des flashs lumineux. C’est la migraine ophtalmique!

LES CÉPHALÉES DE TENSION: l’ostéopathe prend en charge et traite ce type de pathologie.

Les critères diagnostiques internationaux les opposent point par point aux migraines:

  • Au moins 2 critères parmi les 4 suivants :
    • Douleur à type de pression pesanteur (non pulsatile);
    • Intensité légère à modérée, gênant mais n’empêchant pas les activités;
    • Topographie bilatérale, souvent postérieure (nuque, occiput);
    • Pas d’aggravation par la marche.
  • Absence de :
    • Nausées ou vomissements;
    • Photo-phonophobie;
    • Elles peuvent être permanentes, quotidiennes (« céphalées chroniques quotidiennes » ou CCQ

ALGIES VASCULAIRE DE LA FACE: l’ostéopathe est susceptible de prendre en charge et de traiter certains types d’algies de la face.

  • C’est une céphalée primitive (n’est pas secondaire);
  • Elle est relativement rare, affectant moins d’un adulte sur 1000 et elle touche six hommes pour une femme;
  • Elle se développe la plupart du temps à partir de l’âge de 20 ans;
  • Elle se caractérise par des céphalées récurrentes fréquentes, brèves mais extrêmement sévères, avec des douleurs autour de l’œil qui rougit et larmoie, un nez qui coule ou qui est bouché du côté affecté et parfois la paupière tombante;
  • Il en existe des formes épisodiques et chroniques.

CÉPHALÉES MÉDICAMENTEUSE: l’ostéopathe ne peut en aucun cas traiter cette céphalée. Néanmoins il pourra « éduquer » et conseiller son patient. Et prendre en charge l’aspect mécanique de la pathologie si elle existe. 

Il s’agit d’une céphalée initialement épisodique (migraine, céphalée de tension) qui évolue vers la chronicité du fait d’un abus médicamenteux:  consommation chronique et excessive de médicaments contre les céphalées.

C’est la céphalée secondaire la plus courante. Par crainte de la céphalée suivante, la prise de médicaments se fait de manière « préventive », de plus en plus fréquemment, responsable de céphalées (installation d’un cercle vicieux). Ces céphalées sont présentes au moins un jour sur deux. Elles peuvent avoir les même caractéristiques que les migraines, les céphalées de tension ou être paroxystiques.

Elles ont surtout été décrites avec les dérivés codéinés, mais aussi avec des antalgiques plus courants (paracétamol) ou les triptans (médicaments spécifiques aux migraines et algies de la face).

Petite astuce dans ce cas précis: la tenue par le patient d’un agenda (avec notification des céphalées et des prises médicamenteuses) permet d’objectiver le nombre de jours avec céphalée (cf. recommandations de l’Anaes publiées en 2002 sur la « Prise en charge diagnostique et thérapeutique de la migraine chez l’adulte et chez l’enfant : aspects cliniques et économiques »). 

ALORS, COMMENT LES PRENDRE EN CHARGE ?

Selon la Haute Autorité de Santé (HAS),

Plusieurs facteurs de risques (FDR): médicamenteux, psychologiques, hormonaux, musculo-squelettiques…

Le but de la prise en charge est donc de faire une évaluation de ces 4 principaux facteurs de risques!

Nous, ostéopathes, nous nous intéresserons à tous ces FDR durant notre consultation, en vu d’une prise en charge globale et efficace du patient.

Néanmoins, dans le parcours de soin, l’ostéopathe pourra prétendre à traiter plus particulièrement le FDR « troubles musculo-squelettiques » (puisque celui-ci rentre dans notre champ d’application).

Toujours selon la HAS:

« Des tensions musculaires peuvent être un facteur d’entretien des Céphalées chroniques quotidiennes (CCQ). La palpation des muscles du scalp, de la face et de la musculature cervicale permet de mettre en évidence ces tensions. Si de telles tensions musculaires existent, plusieurs facteurs étiologiques méritent d’être recherchés : facteurs posturaux notamment professionnels, facteurs traumatiques, dysfonctionnement de l’articulation temporo-mandibulaire, etc. Les facteurs psychopathologiques tels que l’anxiété, en augmentant le tonus musculaire, favorisent également l’évolution chronique de ces facteurs musculo-squelettiques. »

Les thérapies manuelles au sens large (ostéopathie, chiropraxie, physiothérapie, kinésithérapie), font partie des techniques d’accompagnement du patient dans la prise en charge des CCQ. Elles sont recommandées par la HAS. 

La PRÉVENTION : une obligation!

Il faut « éduquer » le patient en ce qui concerne la nécessité de ne pas dépasser les prises médicamenteuses, à gérer les crises selon comment elles sont ressenties par le patient. Le patient doit comprendre l’importance de distinguer d’éventuelles céphalées tensives (du au stress, du à un facteur mécanique) s’intercalant entre ses crises migraineuses afin de ne pas traiter systématiquement tout épisode céphalalgique dès son début.

Attention aux substances psychoactives : thé, café, tabac, coca-cola…

Et secondairement aider le patient à adopter les bonnes postures dans la vie de tous les jours, l’inciter à la pratique du sport…

SOURCES:

– (1) http://www.cen-neurologie.fr/1er-cycle/propedeutique/analytique/cephalees/index.phtml  – Céphalées

– (2) http://www.cen-neurologie.fr/2eme-cycle/Items%20inscrits%20dans%20les%20modules%20transversaux/C%C3%A9phal%C3%A9es%20aigu%C3%ABs%20et%20chroniques/index.phtml

– (3)  http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs277/fr/ – Octobre 2012 Céphalées

– (4) HAS – Céphalées chroniques et quotidiennes: diagnostic, prise en charge et prévention – Octobre 2004

– (5) ANAES – Recommandations pour la pratique clinique, CCQ, diagnostic, role de l’abus médicamenteux et prise en charge – Septembre 2004

– (6) Démarche diagnostique générale devant une céphalée chronique quotidienne (CCQ) – Prise en charge d’une CCQ chez le migraineux : céphalée par abus médicamenteux et migraine chronique Recommandations de la SFEMC, ANLLF et SFETD

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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