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Archives de l’auteur

skate et ostéo

SKATEBOARD et blessures spécifiques

Pourquoi cet article ?

Déjà, par ce que tous les sports m’intéressent ! Les sports de glisse sont de plus en plus pratiqués, même en région parisienne !

Aussi, la pratique du skate reste accessible à tous et à toutes (ou presque).

Petite anecdote, c’est une de mes patientes qui à découvert « sur le tard » le skate. Et j’ai trouvé ça génial.

Les bienfaits de ce sport :

  • Capacités de coordination élevées ;
  • Renforcement musculaire, travail de la mobilité du corps et de l’équilibre ;
  • Travail autour de la patience et de la persévérance ;
  • Favorise fortement l’apprentissage en groupe (et donc la sociabilité, la cohésion) ;
  • Bien être mental et psychique (comme tous les sports qui vous font plaisir).

Ce qu’il faut retenir pour cette pratique sportive :

  • Avoir une bonne hygiène de vie et faire selon ses capacités du moment ;
  • Nécessité d’un échauffement préalable selon le type de « session » (c’est du sport, on s’échauffe pour un saut de sets de marche) ;
  • Choisir des protections corporelles : protéger son corps et soigner correctement les blessures que l’on peut se faire.
  • Le matériel adapté : des chaussures de skate ….
  • Savoir tomber, ça s’apprend. Les protecs ça sert.

Les blessures spécifiques au skate ?

  • Les coups, les bosses, les hématomes ;
  • Les brûlures ;
  • Le souffle coupé : mauvaise chute qui bloque le diaphragme pendant quelques instants. Si il persiste des tensions (dorsales, diaphragme, cervicale) après la chute et que la personne n’arrive pas à s’en débarrasser (en s’étirant, en se mobilisant, en se mettant au repos, en se faisant masser, en faisant son yoga, que sais-je) … C’est pertinent de voir l’ostéopathe !
  • Les chutes sur la tête et les plaies au visage : le traumatisme crânien et ses conséquences peuvent être très sévères. Consulter un médecin. En cas de perte de connaissance (même courte), appeler les pompiers. En cas de saignements, direction les urgences.
  • La planche entre les jambes : atteinte de la sphère pelvi-périnéale (les testicules, les lèvres, le périnée… ça fait mal et il faut en prendre soin).
  • La fracture : membre supérieur le plus souvent (poignet) mais aussi le membre inférieur (cheville, tibia/fibula) …
  • L’entorse : surtout les chevilles, les genoux, les poignets! Les entorses mal soignées fragilisent le corps et entraînent des blessures à répétition. Faites-vous suivre par un médecin du sport ou généraliste mais aussi par un.e kinésithérapeute (pour rééduquer et accompagner dans la reprise sportive) et e ostéopathe(pour faire dégonfler la zone et pour redonner de la mobilité là où c’est coincé, localement et au global).
  • La bursite du coude (médecin / kiné / ostéo) ;
  • La sciatique(Ostéo) ;
  • Les douleurs aux adducteurs (sur une chute avec écart) mais aussi toutes les problématiques musculaires (contracture, élongation, déchirure).

En bref, amusez vous ! Loisir ou professionnel, l’ostéopathe est un des acteurs de soins dont vous aurez besoin pour votre pratique sportive.

Sportivement,

Margot

Sources:

skateboard academy

« Traitement Ostéopathique de l’Entorse de Cheville et ses Influences sur les Rachialgies Diffuses du Skater » par Arnaud JONQUET

mobilesport praxis 2008 skateboard

 

sexologie et sexualité féminine

Vous souffrez :

  • de vaginisme (Douleur génito-pelvienne et douleur liée à la pénétration : contraction involontaire, répétée, persistante, des muscles du périnée qui entour le tiers externe du vagin en cas de tentative de pénétration par le pénis, le doigt, le tampon ou le spécullum).
  • de dyspareunies superficielles (vestibulodynie = douleur au niveau de la vulve (entrée du vagin, clitoris) à type de brulure, de coupure, de décharges, sans affections organiques reconnues. Difficultés répétées lors du rapport sexuel : angoisse d’anticipation, peur de la pénétration, peur de la douleur).
  • de dyspareunies profondes (douleur profonde lors du rapport sexuel, située en profondeur lorsque la pénétration est totale, volontiers latéralisées ou centrales ressenties dans le ventre ou le bas du dos, selon les position sexuelle ou selon le cycle menstruel).
  • de difficulté en lien avec le désir et le plaisir (manque / baisse d’envies sexuelles, de fantaisies imaginatives, de motivation et de réceptivité ou à l’inverse hausse / excès d’activité sexuelle qui entraine de la souffrance personnelle ou dans le couple).
  • de difficulté en lien avec l’excitation (lubrification, excitation physique et mentale).
  • de difficulté en lien avec l’orgasme (difficulté à atteindre l’orgasme malgré une stimulation adaptée).

Un.e sexologue peut vous aider !

Un sexologue peut être médecin, psychologue, kinésithérapeute… et ostéopathe comme c’est mon cas (formée en université) !

Lorsque votre sexologue est ostéopathe, il pourra parfois utiliser l’ostéopathie dans le cadre de la sexothérapie. Effectivement, l’ostéopathie peut être une solution thérapeutique dans le cadre du vaginisme, des dyspareunies profondes et superficielles !

Au delà de sa formation initiale d’ostéopathe, la sexologue que je suis vous proposera des consultations uniquement sous forme d’entretien verbal : informations, conseils, travail des sujets clefs sous forme de discussion, d’exercice, d’entretien en couple, de lecture … L’objectif est de mettre des mots sur ce que la patiente ressent, de donner des explications, de rassurer et d’accompagner la patiente selon ses besoins et ses attentes.

Il arrivera régulièrement de collaborer avec des médecins (médicaments, diagnostic, examens complémentaires : urologue, médecin généraliste, infectiologue, addictologue, psychiatre) mais aussi avec d’autres professionnels pouvant vous aidez dans votre démarche de soin (kinésithérapeute, sophrologue, psychologue).

sexologie et sexualité masculine

Vous souffrez :

  • de trouble de l’érection (difficulté persistante, répétée, à obtenir et/ou à maintenir une érection satisfaisante = rigide lors d’un rapport sexuel dans 75 à 100 % des cas).
  • de trouble de l’éjaculation (prématurée : dans la.les minutes qui suivent la pénétration et sans l’avoir souhaité ; retardée : retard marqué de plus de 20 à 30 minutes de l’éjaculation alors que la personne souhaite éjaculer ; anéjaculation : impossibilité d’éjaculer, avec ou sans orgasme).
  • de trouble du plaisir (manque de plaisir, perte du plaisir, anorgasmie = absence d’orgasme).
  • de trouble du désir (perte d’intérêt en lien avec la sexualité, perte de motivation sexuelle, manque de réceptivité sexuelle, perte des fantaisies imaginatives et du plaisir en lien avec la sexualité …)

Un.e sexologue peut vous aider !

Un sexologue peut être médecin, psychologue, kinésithérapeute… et ostéopathe comme c’est mon cas (formée en université) !

Lorsque votre sexologue est ostéopathe, il pourra parfois utiliser l’ostéopathie dans le cadre de la sexothérapie (pour les douleurs comme les lombalgies qui accompagnent un trouble de l’érection par exemple, ou pour travailler la respiration du patient qui souffre d’éjaculation prématurée). Au delà de sa formation initiale d’ostéopathe, il vous proposera des consultations uniquement sous forme d’entretien verbal : informations, conseils, travail des sujets clefs sous forme de discussion, d’exercice, d’entretien en couple, de lecture … L’objectif est de mettre des mots sur ce que le patient ressent, de donner des explications, de rassurer et d’accompagner le patient selon ses besoins et ses attentes.

Il arrivera régulièrement de collaborer avec des médecins (médicaments, diagnostic, examens complémentaires : urologue, médecin généraliste, infectiologue, addictologue, psychiatre) mais aussi avec d’autres professionnels pouvant vous aidez dans votre démarche de soin (kinésithérapeute, sophrologue, psychologue).

bibliothérapie et santé sexuelle

J’ai monté une bibliothèque spécifique à la sphère sexologique depuis mes études (2019 – 2021). Voici les lectures qui m’ont le plus marqué durant mes trois dernières années.

Axe : thérapie manuelle, ou sur la dimension corporelle 

  • « dysfonctions sexuelles : prise en charge en kiné-sexologie et thérapie cognitivo-comportementale » par Geneviève Perronny Marquat – Robert Jauze 2014

Ici l’auteure qui est kinésithérapeute et sexologue nous parle des fondements de la méthode de rééducation périnéale et de la TCC. Elle répertorie les dysfonctions sexuelles féminines et masculines ainsi que les dysharmonies conjugales et nous montre comment elle prend en charge certaines de ces dysfonctions en « kiné-sexologie ».

 

  • « ostéopathie intrapelvienne et arbre gynécologique : sexualité et identité » par Christine Michel-Schweitzer – 2013 EmergentWorld

Ici l’auteure est sage-femme ostéopathe et nous parle de psycho généalogie, d’ostéopathie par voie intra-pelvienne et de la manière dont elle arrive à traiter ces  » blocages physique et psychique  » grâce à de multiples cas cliniques détaillés.

 

  • « le périnée féminin douloureux – manuel de prise en charge globale pour les patientes et leurs thérapeutes – le fil d’Ariane » par Martine grimaldi – sauramps médical 2014. C’est une guide des dysfonctions sexuelles féminines ayant comme traitement la thérapie manuelle par voie externe et interne. Martine Grimaldi est gynécologue – ostéopathe. Elle décrit plusieurs études scientifiques qu’elle a réalisées au sujet de l’intérêt de la thérapie manuelle chez les femmes qui souffrent, entre autre, de dyspareunies. Elle met en place un protocole clinique hiérarchisé pour les thérapeutes et pour les patientes !

 

  • « le corps psychosomatique libéré de la sexualité » par Suzanne Képès – Syros 2001 ; Au sujet de ce livre passionnant mêlant psychothérapie, psychosomatique et sexualité. On parle de conflits internes et des souffrances de l’enfance qui peuvent ressurgir adulte sur la sexualité. Selon l’auteure l’approche psychosomatique du corps et de l’esprit est obligatoire car intègre toutes les dimensions de la personne. Elle fait référence à plusieurs cas cliniques en discutant du touché, de la relaxation, de l’accès au lâcher-prise.

 

  • Guide pratique d’ostéopathie en gynécologie Par Claudine Ageron-Marque : gynécologue et ostéopathe ce livre est complet pour les thérapeutes manuels des années 2000.

On retrouve la description des pathologies gynécologiques à connaitre en tant qu’ostéopathe, les traitements manuels possibles par voie externe et par voie interne. Néanmoins la sexualité n’y est que très peu abordée.

 

Axe : sexualité féminine 

  • « le secret des femmes, voyage au cœur du plaisir et de la jouissance » par Elisa Brune ; Odile Jacob 2012

Ici on parle sexualité pour décomplexer les femmes au sujet de leur plaisir et de leur jouissance, pleins de témoignages de femmes avec un large panel de plaisirs différents, livre qui se veut facile à lire par morceaux pour les patientes.

 

  • « les femmes et leur sexe » par Laura Beltran (2017)

Accessible à toutes les lectrices. Un ouvrage facile à lire. Il parle de toutes les galères liées à la sexualité féminine, sans tabou.

 

  • « Femme désirée femme désirante» par Dr Danièle Flaumenbaum (édition de 2017)

Un livre qui s’adresse aux femmes (un peu moins aux jeunes femmes et aux jeunes femmes homosexuelles car l’autrice reste dans un discours très hétéronormé ce qui empêchera peut être à ces lectrices de s’identifier) afin de mieux comprendre comment elles construisent leur sexualité, la place qu’y tient la mère, et la question du désir et du plaisir si peu au rendez-vous.

 

  • « idées reçues sur l’endométriose » Par Charles Chapron et Yasmine Candau (2020)

Excellent livre au sujet de l’endométriose. On retrouve l’histoire de l’endométriose et ses différentes théories. Les causes et les origines de cette maladie, ses traitements et les perspectives à venir (recherches à mener). Les sources scientifiques en fin de livre, agrémentées des associations pour les patientes, sont plus qu’intéressantes pour nous en tant que professionnel du soin.

 

  • « une sexualité à soi : libérée des normes » par Laura Berlingo (2021)

Un livre que je recommande en tant que conseillère en santé sexuelle car l’auteure nous parle de santé sexuelle et de sexualités positives. Plusieurs passages sont plus personnels et très intéressant concernant « l’injonction à jouir ». Cette gynécologue semble avoir un regard décalé sur les choses : ne pas tout voir de manière binaire, mettre de la nuance partout et laissez le champ des possibles ouvert.

 

Axe : sexualité masculine 

  • L’encyclo pénis du Docteur Vincent Hupertan (2019)

Ludique et rigolo pour parler des pathologies et maux spécifiques aux hommes. Beaucoup de métaphores et de schémas très clairs. Convient parfaitement pour nos patients.

 

  • « mécanique sexuelle des hommes » les deux tomes I érection II éjaculation de catherine solano et pascal de sutter (2012)

Livre assez facile à lire pour un patient qui souhaitera s’instruire et comprendre. 

 

  • « Ejaculation prématurée » Par F. de carufel (2008)

Livre passionnant au sujet de l’éjaculation prématurée et de sa prise en charge en sexocorporel ! 

 

  • « mon sexe et moi : manuel pour comprendre et réparer son pénis » par Marc Galiano et Rica etienne (2020)

Pour tout le monde, pour la cul-ture G (4)

  • « Le sexe selon Maia, au-delà des idées reçues » de Maia Mazurette (2020) et son deuxième livre « la vulve, la verge et le vibro » (2021)

Excellents livres qui nous font ouvrir les yeux sur les « normes » et les pratiques. Cette tribune, régulièrement la plus lue et la plus commentée des parutions du Monde, analyse notre représentation du corps, nos pratiques sexuelles aussi bien que notre imaginaire. Avec un credo : le sexe doit nous rassembler plutôt que nous diviser. Dans son 2 ème livre on découvre le sexe à travers 112 mots, décortiqués, à double-sens, étymologiques. Chaque mot à sa chronique et devient accessible.

 

  • « jouissance club » (2019)

Manuel pour toutes les personnes souhaitant découvrir et redécouvrir son corps et celui de l’autre. Illustrations ludiques et pédagogiques à l’appui.

 

  • « les couilles sur la table » par victoire tuaillon (2020)

Livre sur la masculinité. Pourquoi le masculin est en crise ? Livre très enrichissant avec beaucoup de revues bibliographies et de sources scientifiques. Elle fait aussi un podcast audio.

 

Axe : couple 

  • Master et Johnson les mésententes sexuelles et leur traitement ; 1970.
  • « la créativité érotique dans le couple » par Capucine Moreau (2020)

Petit livre pour le couple ou individuellement pour l’un des partenaires. On parle d’érotisme, de désir, de couples libres / poly-amoureux / exclusifs. C’est une sorte de carnet de voyage car l’auteure demande à ce qu’on puisse faire notre propre cahier à côté. Ludique et facile à lire. Très didactique, très bien pour le patient.e et agréable à lire pour le thérapeute (donne des métaphores et quelques clefs).

 

  • « slow sex : s’aimer en pleine conscience » par Descombes (2017)

 

  • « Je t’aime je te trompe » repenser l’infidélité pour réinventer son couple par Esther Perel (2017)

Ce livre apporte une réflexion autour de l’adultère et de ce qu’il représente pour chacun et chacune dans un couple.

Revues et Manuels « incontournables » 

  • Revue « Sexualités Humaines » Par J.Mignot

Abonnée depuis 2019, c’est une revue incontournable avec des articles originaux, des études ou encore des cas cliniques détaillés et utiles pour l’apprentissage de la sexologie.

 

  • « aide-mémoire : psycho-sexologie en 40 notions » par Joelle Mignot and co – dunod 2018

C’est un inventaire sur la complexité de la sexualité humaine, son approche pluridisciplinaire et transdisciplinaire, sa rigueur scientifique et les références apportées permettent de mieux comprendre la prise en charge des troubles sexuels de l’homme et de la femme et du couple. 

 

  • « santé sexuelle et droits humains : un enjeu pour l’humanité » par Thierry Troussier and co – de boeck solal 2015

Ici une quinzaine d’auteurs nous présentent des travaux scientifiques multidisciplinaires au sujet de la santé sexuelle, reproductive et des droits humains. Mélange novateur et rigoureux.

 

  • « manuel de sexologie clinique » par Lopes et Poudat (2007)

 

  • Master et Johnson Les perspectives sexuelles : Homo, bi, hétérosexualités : une ou des sexualités ?

 

 

Dyspareunie profonde et ostéopathie

  • Je viens vous voir parce que j’ai mal pendant les rapports et on m’a dit que l’ostéopathie pourrait m’aider.
  • Comment pourriez-vous me décrire vos douleurs ?
  • Je les ressens en profondeur sur certaines positions, comme une butée au fond.

Combien de femmes ont déjà ressenti ce genre de douleurs pendant leurs rapports sexuels ?

Un paquet ! Encore aujourd’hui, certaines ont des difficultés pour en parler aux professionnels (et vice et versa).

Ces douleurs ont un nom ! On les appelle les dyspareunies profondes. Elles sont ressenties en fonction des positions sexuelles, au fond du vagin, parfois même dans le bas ventre ou dans le bas du dos. Les douleurs peuvent être intermittentes, n’arriver que de temps en temps et ne pas trop gêner, mais elles peuvent aussi être permanentes et entraver la sexualité.

Les causes des dyspareunies profondes sont multiples et pas toujours simples à identifier ! Le médecin doit avant tout rechercher les explications médicales possibles de ces douleurs : une endométriose, une infection, un kyste ou encore un prolapsus … Par la suite, l’ostéopathe pourra aider ces femmes à mieux comprendre leurs douleurs, à mieux les appréhender et à les réduire.

L’ostéopathie est une thérapie exclusivement manuelle dont le but est de pallier aux dysfonctionnements de mobilité des tissus du corps humains. A la différence du kinésithérapeute, l’ostéopathe n’utilise pas d’outil ou de machine : par exemple une sonde, comme ça peut être le cas pour une rééducation périnéale chez le kinésithérapeute. La patiente est moins « active » que chez le kinésithérapeute car l’ostéopathe ne rééduque pas, il ne propose pas des exercices à la patiente pendant le temps de la consultation. L’ostéopathe travaille exclusivement avec ses mains. Il pratique des manipulations et des mobilisations au niveau des articulations, des muscles, et des viscères. Pour autant, la personne n’est pas non plus passive pendant le traitement. Elle prend conscience des zones de son corps qui sont tendues ou douloureuses. Elle se connecte avec ses sensations corporelles pendant et après la séance. C’est un peu comme un mécanicien du corps, son but est de rechercher les causes mécaniques des dyspareunies profondes : un colon qui ne se vide pas suffisamment, une vertèbre lombaire enraidie, un périnée hypertonique, une vessie hypersensible … Plus concrètement, lors d’une consultation il vérifiera plusieurs zones chez la patiente : la posture (une bascule pelvienne, un genou valgus), la colonne vertébrale (dorsale et lombaire), le diaphragme (pour la respiration), le ventre (les viscères notamment le cadre colique, la masse grêle mais aussi l’appareil uro-gynécologique) et bien sur le bassin (avec les muscles qui s’y attachent, périnée compris).

Le corps et le psychisme sont étroitement reliés. L’ostéopathe prendra en compte tous les aspects de la douleur, y compris les aspects émotionnels. Il est primordial d’appréhender la problématique sexuelle douloureuse de la femme dans toutes ses dimensions : quel est l’environnement de la patiente, comment se passe la communication avec son ou sa partenaire, quelles sont ses expériences passées en matière de sexualité … C’est pour cela que le sexologue pourra aussi les aider.

Aussi étonnant soit-il, il faut être conscient.es du fait que les professionnels du corps médical et paramédical ne sont pas toujours sensibilisés à ce type de problématiques douloureuses. Le travail en réseau est nécessaire pour une prise en charge pluridisciplinaire répondant aux besoins spécifiques des femmes qui en souffrent.

Ce qu’il faut en retenir :

  • Ne restez pas avec vos douleurs ;
  • Ce n’est pas parce que les examens médicaux n’ont rien montré que vous n’avez rien ;
  • Parlez-en à votre ostéopathe. »

Bien à vous,

Margot Maurel

 

Trottinette, Roller et autres objets à roulettes : bénéfices et pathologies spécifiques.

Cela fait quelques temps que je vois, bien rangées devant la porte du cabinet, les trottinettes des enfants mais aussi des adultes que je reçois.


Même si celle-ci reste un jouet de référence pour les enfants, elle est de plus en plus utilisée au quotidien par les adolescents et les adultes. Avant tout utilisé comme un mode de transport, les trottinettes classiques permettent de se déplacer dans les villes (moyenne de 10 km/h). Il existe également des modèles spécifiques permettant d’effectuer de véritables randonnées ou longues distances (20 km/h).

Dès le plus jeune âge les trottinettes sont utilisées et stabilisées par 3 roues. Elles sont légères et maniables, et équipées de frein arrière pour sensibiliser les enfants sur les questions de vitesse et de sécurité ! C’est un outil très intéressant pour le développement de la motricité fine des enfants !


L’apparition du phénomène trottinette a entraîné des pathologies propres à ce type d’activité chez les enfants. Une étude réalisée dans un service de chirurgie pédiatrique sur une année nous a permis de constater que chez les garçons entre 10 et 13 ans il existait : « 63% de lésions simples, 31% de fractures dont un tiers ont nécessité une prise en charge chirurgicale. Les atteintes prédominent à la tête, plus particulièrement au visage, ainsi qu’à la cheville et au poignet. Au moins 45% des accidents sont survenus sur la voie publique, avec un mécanisme de collision dans un tiers des cas, dont plus de la moitié avec un véhicule. Les chutes en descente, suite à un problème de freinage ou une perte d’équilibre représentent 33% du collectif, et 15% sont liés à des problèmes mécaniques ou de manipulation liés à la structure de l’engin. Dès à présent, on peut dire que la gravité des traumatismes peut être atténuée par le port de protections à la tête (visage), aux chevilles et aux poignets. La pratique de la trottinette dans la circulation doit être évitée, puisqu’elle met en danger la vie et entraîne des lésions graves ».

Les trottinettes entraînent une majorité de lésions mineures, puisque les scientifiques ont enregistré 63% de lésions simples, et 85,2% des lésions ont été résolues en moins de quatre semaines. D’où l’intérêt de l’ostéopathie dans la prise en charge des enfants pratiquant la trottinette et autres objets roulants ! Ces pathologies dites « mineures » (lésions musculaires, tendineuses, ostéo-articulaires légères ne nécessitant pas de chirurgie ou de traitement lourd) sont celles que nous retrouvons tous les jours au cabinet !

La pratique de la trottinette n’est donc pas si anodine que cela ! Une difficulté se présente au premier abord, surtout chez les adultes, et doit être prise en compte immédiatement : le mouvement est asymétrique. L’apprentissage de la propulsion sans préférence de côté s’impose et le mouvement du changement de pied doit être intégré le plus vite possible. Sans cette précaution, un déséquilibre multifactoriel se produira à court terme. Au long terme, nous retrouverons en consultation divers maux associés à une mauvaise pratique comme :

  • Une musculature différente des jambes en raison de la spécialisation droite/gauche = efforts statiques d’un côté et dynamiques de l’autre ;
  • Des problèmes veineux amplifiés très nettement dans la jambe statique pour les personnes touchées par une Angio-pathologie (Varice) ;
  • Une déformation du Rachis (Scoliose) ;
  • Un risque augmenté d’apparition de tendinites sur la jambe dynamique.

Les techniques de changement de pied sont multiples et varient non seulement en fonction de la pratique mais surtout en fonction du terrain et de la vitesse de déplacement. Une terminologie s’est mise en place avec les termes,  « flying dutchman » pour le changement de pied sauté et le talon-pointe pour le changement standard.


Chez les adultes, les impacts monopodaux répétés dû à la trottinette entraînent des douleurs sacro-iliaques d’origine mécanique comme pour les activités répétitives impliquant cisaillement du bassin et forces en torsion (golf, tennis, cyclisme), ou certaines postures désaxées (port d’un bébé sur la hanche, station debout déhanchée). Néanmoins, le bénéfice de la trottinette (10 minutes par jour) a été démontré pour reprendre doucement une activité physique et variée. Pour ceux qui souhaiteraient renforcer leur fessier et toute la chaîne musculaire postérieure de jambe, durant la phase de poussée, il faudra allez chercher le plus loin possible derrière en relevant la jambe. Ce travail de renforcement doit être spécifique à chacun suivant sa morphologie.

Physiquement et techniquement, le travail pluridisciplinaire entre médecin, kiné, podologue, préparateur physique, entraineur et ostéopathes permettra une prise en charge globale des enfants – ado – adultes et enfin des athlètes.




    Sources:
  • DOULEURS SACRO-ILIAQUES D’ORIGINE « MECANIQUE » : revue générale et nouveaux concepts / par Jean-François SALMOCHI1 clinique Lyon réadaptation fonctionnelle
  • Accidents de trottinette chez l’enfant et l’adolescent : résultats préliminaires par Reinberg A. Mankovsky C. Cardinaux M. Mendoza-Sagaon J. Hohlfeld – Rev Med Suisse 2001; volume -3.21474
  • https://www.allodocteurs.fr/bien-etre-psycho/sport-et-sante/le-retour-gagnant-de-la-trottinette_18814.html
  • http://archives.ffroller.fr/randonnee/randonnee-evenements/urban-roller/432-outils-dirigeants/artistique/4928-troubles-plantaires.html

Prise en charge pluridisciplinaire du dysfonctionnement de l’ATM

L’ATM, ou articulation temporo-mandibulaire est une articulation située devant l’oreille, reliant la mandibule à l’os temporal. C’est donc la partie de la mâchoire qui s’articule avec le crane et le rachis cervical !

Cette articulation permet entre autre de mâcher, d’avaler, de parler, bailler … Elle est composée d’un ménisque, d’une capsule articulaire et de plusieurs ligaments et muscles masticateurs qui peuvent être en cause lors de douleur, déviation, blocage ou craquement de la mâchoire.

L’ostéopathie se révèle être particulièrement efficace, en collaboration parfois avec d’autres professionnels de santé (dentistes, orthodontistes, orthophonistes, psychologue), dans les dysfonctions des ATMs :

  • Pour permettre une cicatrisation plus rapide ;
  • Pour libérer les tensions musculaires et les blocages vertébraux associés ;
  • Pour prolonger l’effet thérapeutique lors du port des gouttières et éviter les récidives ;
  • Pour stabiliser les nouvelles prothèses en libérant les tensions occlusales et aider le patient à intégrer les prothèses plus rapidement ;
  • Pour libérer les sutures crâniennes et faciales associées ;
  • Enfin, elle permet de raccourcir la durée du traitement en facilitant l’action des appareillages.

Il existe une multitude de signes et de symptômes directement ou indirectement lié à une dysfonction de l’ATM, que nous retrouvons en consultation ostéopathique et que nous pouvons traiter / diminuer avec une prise en charge pluridisciplinaire :

  • Bruxisme (serrement / grincement)
  • Céphalées
  • Bruits sur l’ouverture ou la fermeture de bouche ou encore à la diduction
  • Déviation de la mâchoire à l’ouverture ou en repos
  • Blocage pour fermer ou ouvrir la bouche
  • Craquement, claquement, crépitements
  • Douleur aux tempes, fatigue musculaire à la mâchoire
  • Névralgie du trijumeau
  • Cervicalgie chronique
  • Acouphènes, problème auditif
  • Douleur dentaire
  • Inconfort suite à une chirurgie dentaire, orthodontique, maxillo-faciale
  • Otite, sinusites à répétition

Le travail de collaboration :

Aujourd’hui nous pouvons associer le traitement ostéopathique à celui d’autres disciplines comme : l’occlusodontie (travail du plan dento-dentaire, port de gouttière), la kinésithérapie (travail de renforcement musculaire et postural), la sophrologie (travail de détente et diminution du stress), la podologie (travail postural global), l’orthophonie (fonction de déglutition Role prépondérant dans le déséquilibre de l’ATM)… Dans le but d’une meilleure interactivité pluridisciplinaire.

Des protocoles peuvent être mis en place pour diagnostiquer et déterminer les priorités thérapeutiques. Il doit y avoir une concertation et une étroite collaboration entre l’ostéopathe et les autres professionnels pour savoir par qui va débuter le traitement et comment il sera poursuit par la suite. Les attentes et demandes du patient sont évidemment à prendre en considération (ordre financier, technique, échéance sportive).

Bibliographie :

Bricot, B. (2009). La reprogrammation posturale globale. Montpellier, France : Sauramps médical

Techniques ostéopathiques appliquées à la phoniatrie – Alain Piron Tome 1 Biomécanique fonctionnelle et normalisation du larynx ; 2011

Site: Biodenth.be

Syndrome SADAM (syndrome algo-dysfonctionnel de l’articulation temporo-mandibulaire) Temporo mandibular dysfunction - Jean-Marie Berthelot ; 2012

 

Périnatalité et Troubles du comportement alimentaire – Prise en charge pluridisciplinaire

« La grossesse est un moment particulier pour chaque femme »

Image associée

Elle nécessite une grande adaptation du corps face aux modifications physiques et psychiques dont elle est responsable. Ces changements physiologiques ne sont pas anodins et peuvent se traduire par des remaniements mécaniques, psychiques, et venir aggraver certains troubles préexistants. En tant que professionnels nous devons veiller au bien-être physique, mental et social de nos patientes. Ceci implique de prendre en charge les femmes enceintes, du préventif au curatif, du pré au post-partum.

La périnatalité est une période à risque pour les patientes atteintes d’anorexie mentale (ce sera ici notre thème principal pour cet article).  

Les thérapies médicamenteuses peuvent être envisagées durant la grossesse, en complément de la prise en charge psychologique de la mère en devenir. Nous savons aujourd’hui que les facteurs psychologiques prennent une place primordiale dans la genèse de certaines maladies somatiques. Nous ne pouvons dissocier le corps de l’esprit. Les professionnels doivent donc pouvoir disposer « d’outils complémentaires » pour soulager les patientes tant sur le plan psychique que somatique. Des thérapies non médicamenteuses comme la sophrologie, l’hypnose ou encore l’ostéopathie peuvent effectivement s’avérer très utiles.

Il existe deux complications pendant la grossesse pour une femme ayant une anorexie mentale:

  • prématurité;
  • retard de croissance in utero;
  • fausse couche spontanée;
  • césarienne et épisiotomie +++ (lorsque le bassin n’est pas assez ouvert et développé).

Le sevrage du sport est obligatoire en fin de grossesse car certaines peuvent faire l’équivalent d’un semi-marathon même à 30 semaines (SA) ! 

En post-partum:

Il existe un taux plus élevé de dépression du post-partum chez ces femmes (30 à 36%). Cela peut avoir des conséquences sur les interactions précoces et sur l’établissement du lien mère-enfant.

La relation qui s’établit entre la mère et son enfant se définie comme un « système » complexe qui donne lieu à un ajustement entre les deux individus qui le composent. Dès la naissance, l’attitude maternelle et le comportement de l’enfant se rencontrent et donnent lieu à une connaissance réciproque. Pendant les premiers mois de la vie de l’enfant, une synchronisation et un dialogue s’établissent entre lui et sa mère. C’est le moment d’échange physique et affectif intense avec l’allaitement, le contact tactile, les pleurs, le langage maternel etc. Tout a une importance !

Chez certaines mamans en anorexie mentale, le lien mère-enfant peut devenir dysfonctionnel du fait d’un manque de souplesse et d’adaptation de la mère vis à vis de son nouveau-né. Elles sont parfois en difficulté pour préparer les repas, le partager. Au niveau psychique, elles peuvent parfois avoir du mal à gérer les émotions négatives de leur bébé. Il peut même y avoir transmission du trouble du comportement alimentaire et des troubles émotionnels car les mamans anxieuses pendant la grossesse produisent une plus grande quantité de cortisol.

La prise en charge de ces femmes doit être PLURIDISCIPLINAIRE. Les psychologues, psychiatres, pédopsychiatres, diététiciennes-nutritionnistes, sages-femmes, gynécologues doivent travailler main dans la main. Par ailleurs l’ostéopathe pourra aider, à son échelle, à prendre en charge les troubles somatiques de ces mères (maux de ventre, maux de dos etc.) Il est nécessaire que tous les professionnels de la périnatalité soient formés sur ces sujets très spécifiques.

Plus d’aides : le groupe poussette (psychiatre Alexandra Pham-Scottez).

Bibliographie:

  • troubles des conduites alimentaires: la patiente et ses médecins face aux défis de la maternité; 2 ème partie – 2018 Le carnet PSY.
  • Brazelton (1976)
  • photographie: Mommyrexia / parenting.com

 

 

 

Orthopédie: synthèse de l’EPU Val d’Or 2017

E.P.U Orthopédie du Val d’Or du 26/09/2017

Cet article n’a aucune valeur officielle, nous avons essayons de retranscrire le mieux possible ce qui nous a été expliqué lors de l’EPU Orthopédie du Val d’Or, avec nos mots. Synthèse réalisée par Charline Defaux et Margot Maurel, Ostéopathes D.O.

SUJET 1 : La Spondyloarthrite Ankylosante (SPA)

La SPA est un rhumatisme inflammatoire caractérisé par une localisation axiale prédominante aux rachis et aux articulations sacro-iliaques avec une évolution ascendante et par une atteinte périphérique des enthèses. La SPA touche autant les hommes que les femmes selon les nouvelles statistiques. La présence de l’antigène HLA B27 signe la maladie.
Elle occupe par sa fréquence, le deuxième rang des rhumatismes inflammatoires chronique après la polyarthrite rhumatoïde. Les enquêtes épidémiologiques trouvent une prévalence de 0,5% (1 cas sur 200).

Il existe plusieurs atteintes :

  • Axiale : la douleur est fessière ou lombo sacrée, sacro illite, douleur sterno-costale, elle peut apparaître comme une sciatique tronquée ou à bascule. A l’examen morphologique, peut apparaître une diminution de la lordose lombaire et une augmentation de la cyphose dorsale à terme.
  • Périphériques (enthèses talon/coude ++) : on retrouve fréquemment des lésions inflammatoires des enthèses (insertion tendineuse) surtout au niveau du tendon d’Achille. Mais également une dactylite (doigt en « saucisse).
  • Des affections rhumatismales satellites (=extra articulaire) peuvent apparaître avant, pendant ou après la SPA comme par exemple : le rhumatisme psoriasique. Des atteintes viscérales peuvent être associées comme des atteintes oculaires (uvéite), cardiaque (insuffisance aortique) et respiratoires. De plus 2 à 18% des patients souffrant de SPA développent un MICI (maladie inflammatoire chronique intestinale) : maladie de Cohn ou la recto colite hémorragique.

Le diagnostic d’une SPA se fera grâce à un examen radiographique ou IRM (critère ASAS : intégration de l’IRM dans le diagnostic). En ce qui concerne la biologie (prise de sang), il existe un syndrome inflammatoire très modéré (CRP, VS).

En ce qui concerne le traitement thérapeutique, on préconise une bonne hygiène de vie (tabac, sport, étirement, régime sans gluten/ lactose + hypocalorique).
Le sport et la rééducation sont des éléments clefs pour l’amélioration des symptômes. Il doit se faire en fonction de chaque patient (travail aérobie/anaérobie, étirements spécifiques). Aucun sport n’est contre indiqué (excepté les sports en torsion type tennis pour les novices) !

Le régime alimentaire n’a pas fait ses preuves scientifiques (et sont trop variés). En revanche, les patients décrivent réellement une amélioration des symptômes. Cela semble logique car le microbiote intestinal, modifié, apporte une modification de l’inflammation. Il semblerait que les régimes alimentaires améliorent surtout les pathologies digestives des patients, et leurs font perdre du poids, ce qui par causalité améliorerait la sensation de bien-être.

Le traitement médicamenteux reste la pierre angulaire du traitement en dose continue (anti inflammatoire, antalgique, décontractant), biothérapie (anti TNF).

Une prise en charge psychologique est parfois nécessaire (car souvent la SPA est associée à une fibromyalgie). Il existe d’ailleurs à ce sujet, une plateforme dédiée aux patients : SPONDYPLUS.

https://www.spondyplus.com/benefices/

Ce programme est destiné au patient atteints de SPA, il a été créé pour permettre une meilleure prise en charge du malade en l’accompagnant dans sa vie quotidienne (forum, chat avec un rhumatologue chaque mois, conseils …)

NB : Livre à lire sur la SPA : « dialogue, SPA et conseils au quotidien ».

Et l’ostéopathie dans tout ça ? Rien, la SPA ne rentre pas dans notre champ d’application.

 

SUJET 2 : RUPTURE DU GRAND PECTORAL : DIAGNOSTIC ET PRISE EN CHARGE

La rupture du grand pectoral passe souvent inaperçu. Elle est une pathologie rare mais son incidence se majore en raison de l’augmentation du nombre de sportifs pratiquant la musculation. Le développé couché est l’exercice de musculation qui occasionne le plus souvent ce type de blessure. Elle survient chez le jeune sportif masculin (20-40 ans) suite à une forte contraction du muscle pectoral sur un bras en extension/rétropulsion. La prise d’anabolisant augmente également le risque de rupture.

La rupture du grand pectoral survient sur un traumatisme d’un muscle « sain » normal, en contraction excentrique. Il y a rupture lorsque le bras est en extension et rétropulsion (contraction extrinsèque supérieure à la tolérance musculaire par surcharge sur un muscle en tension maximale) lors du début du mouvement de développé couché (c’est pourquoi ne JAMAIS prendre la barre plus en arrière et en dessous de l’horizontal – PREVENTION).  Existe-t-il une alternative au développé couché « normal » ? Pourquoi pas l’alterner avec du développé couché incliné (cadre dirigé et inclinaison 20 degré) pour des pectoraux plus harmonieux et une posture qui varie selon les exercices.

Il existe différent type de rupture : la simple contusion musculaire, la rupture partielle ou complète +++

Les patients qui présentent une rupture du grand pectoral sentent une douleur brutale, souvent avec une sensation de claquement/ déchirure dans la poitrine (élastique qui lâche), avec impotence fonctionnelle

A l’examen physique 

  • Hématome du creux axillaire
  • Perte des contours du creux axillaire
  • Réduction de la force musculaire surtout en Adduction et rotation interne
  • Un tendon non palpable
  • Un test d’Andrews positif (mains crêtes iliaques)

L’IRM est l’examen diagnostic (type de de rupture, localisation…)

En ce qui concerne le traitement :

  • Fonctionnel : Ceci donne de mauvais résultats concernant la force que le patient peut récupérer. On recommande uniquement ce traitement chez les personnes âgées.
  • Orthopédique : attelle Dujarier puis kinésithérapie (rééducation et renforcement). Ce traitement ne permet pas non plus de récupérer la totalité de la force musculaire.
  • Chirurgical : le but est de réinsérer le tendon sur l’os, en respectant le twist des fibres (comme vu en anatomie). Ce traitement est fortement préconisé chez le jeune sportif. Ce traitement permet de récupérer la force musculaire. Il existe très peu de complications. Opérer le plus rapidement possible.

à Pour le post opératoire : Immobilisation stricte, massage de la cicatrice à J30J60 (attention aux adhérences) et début de la mobilisation passive. Travail en isométrique à deux mois et quelques J80. Reprise du sport à 3 mois. Ceci permet de récupérer la force musculaire totale du pectoral du patient.

Et l’ostéopathie dans tout ça ? Et bien rien, l’ostéopathie ne peut rien pour la désinsertion totale du pectoral. En revanche, en préventif, expliquer à son patient l’anatomie des épaules, comprendre avec lui quels sont les exercices à faire et ceux à ne pas faire lors de la musculation, ce qu’on appelle aussi « l’éducation » du patient, c’est utile. En post-chirurgie, bien après la kinésithérapie, l’ostéopathe pourra venir diminuer les souffrances du patient au niveau cervico-dorsal et au niveau scapulaire.

Notons que dans le cas d’une chirurgie, toujours demander un deuxième avis et bien mesurer la balance bénéfices-risques, qui, dans notre cas ici est à priori largement en la faveur du bénéfice pour le patient.

 

SUJET 3 : TEST D’EFFORT / MEDECINE DU SPORT

Les tests d’efforts étaient autrefois pratiqués chez les sportifs de haut niveau. Aujourd’hui, il est possible de réaliser un test d’effort à partie de l’adolescence (pratique intensive d’un sport et cela à un jeune âge : 5/6h d’entrainement par semaine). Il est notamment recommandé aux hommes de 40 ans, aux femmes de 45 ans, aux personnes désirant reprendre une activité physique, aux personnes se préparant à un effort sportif ou encore chez des personnes présentant des facteurs de risques cardio vasculaire (tabac, alcool, sédentarité, antécédent de pathologique cardiaques, cholestérol, diabète…)

Le test d’effort consiste à accroître le travail du cœur afin de détecter une éventuelle anomalie. On analyse la capacité cardiaque.

Concrètement, un effort musculaire est pratiqué sur tapis de course ou vélo afin d’augmenter les besoins en oxygène du cœur. Il est généralement prescrit par le médecin traitant, ou par un cardiologue. Ce test permet de mesurer la fréquence cardiaque maximale, la consommation d’oxygène, le rejet d’acide carbonique et la VMA.

La VMA c’est la vitesse de course à pied à partir de laquelle une personne consomme le maximum d’oxygène.

De plus en plus de patients viennent tester leur VMA. Plus la VMA est élevée et plus on est capable d’être performant sur les efforts type marathon. Tous les joueurs notamment de football ont leurs propres tests de VMA.

Objectif pour les patients :

  • Se rassurer sur sa santé physique
  • S’évaluer en termes de capacité sportive

L’intérêt de ce test est également de prévenir d’éventuels accidents. Il existe des symptômes cardiaques modérés : une arythmie fugace, une douleur thoracique, une récupération difficile inhabituelle.  Malheureusement, la mort subite sur le terrain de basket n’est pas une simple rumeur …

L’électrocardiogramme est l’examen majeur en cardiologie qui permet d’effectuer des diagnostics précis notamment celui d’infarctus, de troubles du rythme, de l’infarctus du myocarde ou de péricardite.

En conclusion : Il existe aujourd’hui une véritable course au bien être (reprise du sport, trail, marathon), les tests d’efforts sont essentiels et préviennent d’éventuels dangers. Même pour une population à priori sans risque, il peut exister une anomalie cardiaque. Ce test n’est pas l’apanage des adultes/personnes âgées, il est également pertinent chez les enfants surentrainés (plus de 6h d’entrainements/ semaine).

Sujet 4 : Prothèse de Hanche (PTH)

Il existe un nouveau cahier des charges de la PTH pour une meilleure qualité de vie donné au malade. L’intervention du siècle date de 2007 avec Lancet. Il existe 3 changements importants :

  • La voie d’abord devient antérieure, et ce pour ne pas couper le muscle (donc moins de rééducation post chirurgie, moins de saignements donc moins de complications post chirurgie etc.)
  • La prothèse se met sans ciment
  • Elle est faite en céramique (les bénéfices ? les propriétés ? Elle résiste à des décennies de frottements).

La douleur du patient est un point clef pour le chirurgien et l’équipe médicale et paramédicale.

En effet, nous savons aujourd’hui ce qu’il se passe chez un patient douloureux :

DOULEUR = Augmentation de la circulation sanguine = Augmentation de la Fréquence Cardiaque et des constances vitales = SAIGNEMENTS = Hématome autour de la prothèse.

Voilà pourquoi il est extrêmement utile/ indispensable de diminuer au maximum les souffrances post-chirurgie des malades. Les médecins ont donc monté un protocole de récupération rapide, dont la kinésithérapie est le socle. La cryothérapie est également un point important.

Rien n’est laissé au hasard, le « PRE – PER – POST » opération est analysé de près, pour une meilleure prise en charge. Prenons l’exemple du jus de pomme que le malade doit boire 2h avant son opération et 2h après. Les médecins ont remarqués qu’il y avait trop de malaise glycémique en post chirurgie lors de la première levée des malades. Ils ont donc adaptés leurs prises en charge en donnant obligatoirement aux malades un jus sucré avant et après la chirurgie, dans le but de donner la force nécessaire au patient de se relever le plus vite possible après la chirurgie.

C’est ce qu’on appelle la récupération rapide après chirurgie.

Le RRAC un mode de prise en charge moderne centré sur le patient. Initié dans les années 1990 dans les pays nordiques en chirurgie digestive, c’est un concept qui vise à permettre au patient de récupérer au plus vite ses capacités fonctionnelles après une intervention chirurgicale, et ainsi retrouver plus rapidement son environnement familial et ses activités quotidiennes, en toute sécurité.

Les avantages du RRAC  (Récupération Rapide Après Chirurgie) sont non négligeables :

  • Amélioration de la mobilité et de l’état cognitif du patient ;
  • Diminution de l’anxiété ;
  • Amélioration de la motricité sociale ;
  • Rapidité de la chirurgie (plus vite on sort de l’hôpital, plus vite on retrouve sa famille, ses amis, plus vite on va mieux).

Et l’ostéopathie dans tout ça ? Dans la PTH en elle-même, pas d’intérêt. En revanche, dans la prise en charge pluridisciplinaire si ! Nous sommes là pour diminuer les douleurs de dos pouvant être ressenti par le patient par exemple du fait d’un léger décalage de membre inférieur (voir aussi en podologie évidement).

A savoir : le chirurgien doit faire très attention à la gestion des longueurs de jambes ! Ils risquent un procès si la longueur de jambe dépasse 1 cm d’inégalité avec celle « saine ». On le voit assez facilement à l’examen clinique avec les crêtes iliaques inégales, ou les ourlets de pantalons.

Conférenciers :

-Ariane Leboime Grigaut – Rhumatologue Ambroise Paré Boulogne

-Docteur Jérôme Cournapeau – Chirurgien de l’épaule

-Docteur Marc De Vellis – Médecin du sport
-Docteur Combourieu – chirurgien orthopédiste

 

 

Prise en charge ostéopathique de la sphère gynécologique: douleur du cycle menstruel, dyspareunie, et autres pathologies..

Prise en charge en ostéopathie de la sphère pelvienne

pelvis

Votre ostéopathe peut prendre en charge, dans une certaine mesure, certaines douleurs gynécologiques:

– Les douleurs abdominales basses et lombaires pendant le cycle menstruel;

Quelle patiente ne m’a pas déjà dit  » j’ai mal pendant mes règles, mais bon c’est normal, c’est ça depuis toujours ». Et bien non… Il peut y avoir de multiples explications… Il faut bien évidemment, dans un premier temps, prendre l’avis du spécialiste en gynécologie. En fonction de ce qui sera décelé en terme de pathologies dites « organiques » (par exemple pathologies ovariennes, fibromes utérins, Endométriose), l’ostéopathe pourra continuer (ou non) sa prise en charge et vous aidez à diminuer vos symptômes pour une meilleure qualité de vie.

En effet, l’ostéopathe pratiquera par voies externes des manipulations / mobilisations articulaires, musculaires, viscérales, au niveau de votre dos et plus globalement sur le bassin. Votre utérus, votre rectum, vos viscères du « petit bassin » sont mobiles (ça doit bouger) et rattachées notamment au cadre osseux du bassin par des petits ligaments, des muscles, qui peuvent « souffrir » ou être contracturés.

Certains peuvent pratiquer les touchers pelviens (toucher rectal et vaginal). Ces techniques peuvent être extrêmement efficaces. Cette pratique est interdite aux ostéopathe exclusif (comme moi par exemple), mais certains médecins, gynécologue, sage-femme, kinésithérapeute, le pratiquent (ils se forment à l’ostéopathie en plus de leur premier métier). Je ne manque pas de ré orienter mes patientes vers les praticiens adéquats, quand ma ou mes consultations ne sont pas ou plus efficaces.

– Les dyspareunies (douleur au rapport sexuel);

– dysménorrhée (trouble du cycle menstruel);

– les préparations à l’accouchement;

– les préparations/ l’accompagnement à une IVG, ou ITG (interruption thérapeutique de grossesse);

– les douleurs suite à une biopsie  du col de l’utérus ou suite à une chirurgie (conisation, césarienne);

– les problèmes de miction (cystite sans germes par exemple, hypersensibilité vésicale). 

De la même manière qu’expliqué précédemment, nous pouvons améliorer la qualité de vie de nos patientes, voir traiter parfois leurs pathologies, en privilégiant le travail pluridisciplinaire. Bien évidemment, nous ne faisons pas de « miracles », mais il suffit parfois d’une ou deux consultations pour améliorer les douleurs aux rapports lorsqu’ils sont d’origines fonctionnels (mécanique, perte de mobilité de l’utérus par exemple).

L’ostéopathie en périnatalité et en gynécologie à son rôle à jouer, à différent degré.

Dans ce type de consultation, l’échange entre le praticien et le patient est primordial. Le thérapeute doit essayer de comprendre l’histoire de la patiente, respecter son intimité tout en faisant son travail.

Encore une fois, le travail pluridisciplinaire est obligatoire (sage -femme, gynécologue, médecin généraliste, psychologue, kinésithérapeute, autres confères ostéopathes).

Les hommes peuvent aussi être pris en charge ! Il ne faut pas croire que seules les femmes peuvent être touchées par les pathologies de la sphère pelvienne … Les pudendalgies, l’hypertrophie bénigne de la prostate, peuvent dans certaines mesures être pris en charge chez l’homme par un ostéopathe. Tout cela impacte également sur LA SANTE SEXUELLE des hommes et des femmes. 

Sources:
http://www.lyon-urologie.com/pathologies7.html
Ostéopathie intra- pelvienne et arbre gynécologique: sexualité et identité par Christine Michel-Scweitzer / emergent World LLC 2013
http://www.ageronmarque.fr/publications/articles/endometriose-et-osteopathie/

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