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Trottinette, Roller et autres objets à roulettes : bénéfices et pathologies spécifiques.

Cela fait quelques temps que je vois, bien rangées devant la porte du cabinet, les trottinettes des enfants mais aussi des adultes que je reçois.


Même si celle-ci reste un jouet de référence pour les enfants, elle est de plus en plus utilisée au quotidien par les adolescents et les adultes. Avant tout utilisé comme un mode de transport, les trottinettes classiques permettent de se déplacer dans les villes (moyenne de 10 km/h). Il existe également des modèles spécifiques permettant d’effectuer de véritables randonnées ou longues distances (20 km/h).

Dès le plus jeune âge les trottinettes sont utilisées et stabilisées par 3 roues. Elles sont légères et maniables, et équipées de frein arrière pour sensibiliser les enfants sur les questions de vitesse et de sécurité ! C’est un outil très intéressant pour le développement de la motricité fine des enfants !


L’apparition du phénomène trottinette a entraîné des pathologies propres à ce type d’activité chez les enfants. Une étude réalisée dans un service de chirurgie pédiatrique sur une année nous a permis de constater que chez les garçons entre 10 et 13 ans il existait : « 63% de lésions simples, 31% de fractures dont un tiers ont nécessité une prise en charge chirurgicale. Les atteintes prédominent à la tête, plus particulièrement au visage, ainsi qu’à la cheville et au poignet. Au moins 45% des accidents sont survenus sur la voie publique, avec un mécanisme de collision dans un tiers des cas, dont plus de la moitié avec un véhicule. Les chutes en descente, suite à un problème de freinage ou une perte d’équilibre représentent 33% du collectif, et 15% sont liés à des problèmes mécaniques ou de manipulation liés à la structure de l’engin. Dès à présent, on peut dire que la gravité des traumatismes peut être atténuée par le port de protections à la tête (visage), aux chevilles et aux poignets. La pratique de la trottinette dans la circulation doit être évitée, puisqu’elle met en danger la vie et entraîne des lésions graves ».

Les trottinettes entraînent une majorité de lésions mineures, puisque les scientifiques ont enregistré 63% de lésions simples, et 85,2% des lésions ont été résolues en moins de quatre semaines. D’où l’intérêt de l’ostéopathie dans la prise en charge des enfants pratiquant la trottinette et autres objets roulants ! Ces pathologies dites « mineures » (lésions musculaires, tendineuses, ostéo-articulaires légères ne nécessitant pas de chirurgie ou de traitement lourd) sont celles que nous retrouvons tous les jours au cabinet !

La pratique de la trottinette n’est donc pas si anodine que cela ! Une difficulté se présente au premier abord, surtout chez les adultes, et doit être prise en compte immédiatement : le mouvement est asymétrique. L’apprentissage de la propulsion sans préférence de côté s’impose et le mouvement du changement de pied doit être intégré le plus vite possible. Sans cette précaution, un déséquilibre multifactoriel se produira à court terme. Au long terme, nous retrouverons en consultation divers maux associés à une mauvaise pratique comme :

  • Une musculature différente des jambes en raison de la spécialisation droite/gauche = efforts statiques d’un côté et dynamiques de l’autre ;
  • Des problèmes veineux amplifiés très nettement dans la jambe statique pour les personnes touchées par une Angio-pathologie (Varice) ;
  • Une déformation du Rachis (Scoliose) ;
  • Un risque augmenté d’apparition de tendinites sur la jambe dynamique.

Les techniques de changement de pied sont multiples et varient non seulement en fonction de la pratique mais surtout en fonction du terrain et de la vitesse de déplacement. Une terminologie s’est mise en place avec les termes,  « flying dutchman » pour le changement de pied sauté et le talon-pointe pour le changement standard.


Chez les adultes, les impacts monopodaux répétés dû à la trottinette entraînent des douleurs sacro-iliaques d’origine mécanique comme pour les activités répétitives impliquant cisaillement du bassin et forces en torsion (golf, tennis, cyclisme), ou certaines postures désaxées (port d’un bébé sur la hanche, station debout déhanchée). Néanmoins, le bénéfice de la trottinette (10 minutes par jour) a été démontré pour reprendre doucement une activité physique et variée. Pour ceux qui souhaiteraient renforcer leur fessier et toute la chaîne musculaire postérieure de jambe, durant la phase de poussée, il faudra allez chercher le plus loin possible derrière en relevant la jambe. Ce travail de renforcement doit être spécifique à chacun suivant sa morphologie.

Physiquement et techniquement, le travail pluridisciplinaire entre médecin, kiné, podologue, préparateur physique, entraineur et ostéopathes permettra une prise en charge globale des enfants – ado – adultes et enfin des athlètes.




    Sources:
  • DOULEURS SACRO-ILIAQUES D’ORIGINE « MECANIQUE » : revue générale et nouveaux concepts / par Jean-François SALMOCHI1 clinique Lyon réadaptation fonctionnelle
  • Accidents de trottinette chez l’enfant et l’adolescent : résultats préliminaires par Reinberg A. Mankovsky C. Cardinaux M. Mendoza-Sagaon J. Hohlfeld – Rev Med Suisse 2001; volume -3.21474
  • https://www.allodocteurs.fr/bien-etre-psycho/sport-et-sante/le-retour-gagnant-de-la-trottinette_18814.html
  • http://archives.ffroller.fr/randonnee/randonnee-evenements/urban-roller/432-outils-dirigeants/artistique/4928-troubles-plantaires.html

Périnatalité et Troubles du comportement alimentaire – Prise en charge pluridisciplinaire

« La grossesse est un moment particulier pour chaque femme »

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Elle nécessite une grande adaptation du corps face aux modifications physiques et psychiques dont elle est responsable. Ces changements physiologiques ne sont pas anodins et peuvent se traduire par des remaniements mécaniques, psychiques, et venir aggraver certains troubles préexistants. En tant que professionnels nous devons veiller au bien-être physique, mental et social de nos patientes. Ceci implique de prendre en charge les femmes enceintes, du préventif au curatif, du pré au post-partum.

La périnatalité est une période à risque pour les patientes atteintes d’anorexie mentale (ce sera ici notre thème principal pour cet article).  

Les thérapies médicamenteuses peuvent être envisagées durant la grossesse, en complément de la prise en charge psychologique de la mère en devenir. Nous savons aujourd’hui que les facteurs psychologiques prennent une place primordiale dans la genèse de certaines maladies somatiques. Nous ne pouvons dissocier le corps de l’esprit. Les professionnels doivent donc pouvoir disposer « d’outils complémentaires » pour soulager les patientes tant sur le plan psychique que somatique. Des thérapies non médicamenteuses comme la sophrologie, l’hypnose ou encore l’ostéopathie peuvent effectivement s’avérer très utiles.

Il existe deux complications pendant la grossesse pour une femme ayant une anorexie mentale:

  • prématurité;
  • retard de croissance in utero;
  • fausse couche spontanée;
  • césarienne et épisiotomie +++ (lorsque le bassin n’est pas assez ouvert et développé).

Le sevrage du sport est obligatoire en fin de grossesse car certaines peuvent faire l’équivalent d’un semi-marathon même à 30 semaines (SA) ! 

En post-partum:

Il existe un taux plus élevé de dépression du post-partum chez ces femmes (30 à 36%). Cela peut avoir des conséquences sur les interactions précoces et sur l’établissement du lien mère-enfant.

La relation qui s’établit entre la mère et son enfant se définie comme un « système » complexe qui donne lieu à un ajustement entre les deux individus qui le composent. Dès la naissance, l’attitude maternelle et le comportement de l’enfant se rencontrent et donnent lieu à une connaissance réciproque. Pendant les premiers mois de la vie de l’enfant, une synchronisation et un dialogue s’établissent entre lui et sa mère. C’est le moment d’échange physique et affectif intense avec l’allaitement, le contact tactile, les pleurs, le langage maternel etc. Tout a une importance !

Chez certaines mamans en anorexie mentale, le lien mère-enfant peut devenir dysfonctionnel du fait d’un manque de souplesse et d’adaptation de la mère vis à vis de son nouveau-né. Elles sont parfois en difficulté pour préparer les repas, le partager. Au niveau psychique, elles peuvent parfois avoir du mal à gérer les émotions négatives de leur bébé. Il peut même y avoir transmission du trouble du comportement alimentaire et des troubles émotionnels car les mamans anxieuses pendant la grossesse produisent une plus grande quantité de cortisol.

La prise en charge de ces femmes doit être PLURIDISCIPLINAIRE. Les psychologues, psychiatres, pédopsychiatres, diététiciennes-nutritionnistes, sages-femmes, gynécologues doivent travailler main dans la main. Par ailleurs l’ostéopathe pourra aider, à son échelle, à prendre en charge les troubles somatiques de ces mères (maux de ventre, maux de dos etc.) Il est nécessaire que tous les professionnels de la périnatalité soient formés sur ces sujets très spécifiques.

Plus d’aides : le groupe poussette (psychiatre Alexandra Pham-Scottez).

Bibliographie:

  • troubles des conduites alimentaires: la patiente et ses médecins face aux défis de la maternité; 2 ème partie – 2018 Le carnet PSY.
  • Brazelton (1976)
  • photographie: Mommyrexia / parenting.com

 

 

 

Orthopédie: synthèse de l’EPU Val d’Or 2017

E.P.U Orthopédie du Val d’Or du 26/09/2017

Cet article n’a aucune valeur officielle, nous avons essayons de retranscrire le mieux possible ce qui nous a été expliqué lors de l’EPU Orthopédie du Val d’Or, avec nos mots. Synthèse réalisée par Charline Defaux et Margot Maurel, Ostéopathes D.O.

SUJET 1 : La Spondyloarthrite Ankylosante (SPA)

La SPA est un rhumatisme inflammatoire caractérisé par une localisation axiale prédominante aux rachis et aux articulations sacro-iliaques avec une évolution ascendante et par une atteinte périphérique des enthèses. La SPA touche autant les hommes que les femmes selon les nouvelles statistiques. La présence de l’antigène HLA B27 signe la maladie.
Elle occupe par sa fréquence, le deuxième rang des rhumatismes inflammatoires chronique après la polyarthrite rhumatoïde. Les enquêtes épidémiologiques trouvent une prévalence de 0,5% (1 cas sur 200).

Il existe plusieurs atteintes :

  • Axiale : la douleur est fessière ou lombo sacrée, sacro illite, douleur sterno-costale, elle peut apparaître comme une sciatique tronquée ou à bascule. A l’examen morphologique, peut apparaître une diminution de la lordose lombaire et une augmentation de la cyphose dorsale à terme.
  • Périphériques (enthèses talon/coude ++) : on retrouve fréquemment des lésions inflammatoires des enthèses (insertion tendineuse) surtout au niveau du tendon d’Achille. Mais également une dactylite (doigt en « saucisse).
  • Des affections rhumatismales satellites (=extra articulaire) peuvent apparaître avant, pendant ou après la SPA comme par exemple : le rhumatisme psoriasique. Des atteintes viscérales peuvent être associées comme des atteintes oculaires (uvéite), cardiaque (insuffisance aortique) et respiratoires. De plus 2 à 18% des patients souffrant de SPA développent un MICI (maladie inflammatoire chronique intestinale) : maladie de Cohn ou la recto colite hémorragique.

Le diagnostic d’une SPA se fera grâce à un examen radiographique ou IRM (critère ASAS : intégration de l’IRM dans le diagnostic). En ce qui concerne la biologie (prise de sang), il existe un syndrome inflammatoire très modéré (CRP, VS).

En ce qui concerne le traitement thérapeutique, on préconise une bonne hygiène de vie (tabac, sport, étirement, régime sans gluten/ lactose + hypocalorique).
Le sport et la rééducation sont des éléments clefs pour l’amélioration des symptômes. Il doit se faire en fonction de chaque patient (travail aérobie/anaérobie, étirements spécifiques). Aucun sport n’est contre indiqué (excepté les sports en torsion type tennis pour les novices) !

Le régime alimentaire n’a pas fait ses preuves scientifiques (et sont trop variés). En revanche, les patients décrivent réellement une amélioration des symptômes. Cela semble logique car le microbiote intestinal, modifié, apporte une modification de l’inflammation. Il semblerait que les régimes alimentaires améliorent surtout les pathologies digestives des patients, et leurs font perdre du poids, ce qui par causalité améliorerait la sensation de bien-être.

Le traitement médicamenteux reste la pierre angulaire du traitement en dose continue (anti inflammatoire, antalgique, décontractant), biothérapie (anti TNF).

Une prise en charge psychologique est parfois nécessaire (car souvent la SPA est associée à une fibromyalgie). Il existe d’ailleurs à ce sujet, une plateforme dédiée aux patients : SPONDYPLUS.

https://www.spondyplus.com/benefices/

Ce programme est destiné au patient atteints de SPA, il a été créé pour permettre une meilleure prise en charge du malade en l’accompagnant dans sa vie quotidienne (forum, chat avec un rhumatologue chaque mois, conseils …)

NB : Livre à lire sur la SPA : « dialogue, SPA et conseils au quotidien ».

Et l’ostéopathie dans tout ça ? Rien, la SPA ne rentre pas dans notre champ d’application.

 

SUJET 2 : RUPTURE DU GRAND PECTORAL : DIAGNOSTIC ET PRISE EN CHARGE

La rupture du grand pectoral passe souvent inaperçu. Elle est une pathologie rare mais son incidence se majore en raison de l’augmentation du nombre de sportifs pratiquant la musculation. Le développé couché est l’exercice de musculation qui occasionne le plus souvent ce type de blessure. Elle survient chez le jeune sportif masculin (20-40 ans) suite à une forte contraction du muscle pectoral sur un bras en extension/rétropulsion. La prise d’anabolisant augmente également le risque de rupture.

La rupture du grand pectoral survient sur un traumatisme d’un muscle « sain » normal, en contraction excentrique. Il y a rupture lorsque le bras est en extension et rétropulsion (contraction extrinsèque supérieure à la tolérance musculaire par surcharge sur un muscle en tension maximale) lors du début du mouvement de développé couché (c’est pourquoi ne JAMAIS prendre la barre plus en arrière et en dessous de l’horizontal – PREVENTION).  Existe-t-il une alternative au développé couché « normal » ? Pourquoi pas l’alterner avec du développé couché incliné (cadre dirigé et inclinaison 20 degré) pour des pectoraux plus harmonieux et une posture qui varie selon les exercices.

Il existe différent type de rupture : la simple contusion musculaire, la rupture partielle ou complète +++

Les patients qui présentent une rupture du grand pectoral sentent une douleur brutale, souvent avec une sensation de claquement/ déchirure dans la poitrine (élastique qui lâche), avec impotence fonctionnelle

A l’examen physique 

  • Hématome du creux axillaire
  • Perte des contours du creux axillaire
  • Réduction de la force musculaire surtout en Adduction et rotation interne
  • Un tendon non palpable
  • Un test d’Andrews positif (mains crêtes iliaques)

L’IRM est l’examen diagnostic (type de de rupture, localisation…)

En ce qui concerne le traitement :

  • Fonctionnel : Ceci donne de mauvais résultats concernant la force que le patient peut récupérer. On recommande uniquement ce traitement chez les personnes âgées.
  • Orthopédique : attelle Dujarier puis kinésithérapie (rééducation et renforcement). Ce traitement ne permet pas non plus de récupérer la totalité de la force musculaire.
  • Chirurgical : le but est de réinsérer le tendon sur l’os, en respectant le twist des fibres (comme vu en anatomie). Ce traitement est fortement préconisé chez le jeune sportif. Ce traitement permet de récupérer la force musculaire. Il existe très peu de complications. Opérer le plus rapidement possible.

à Pour le post opératoire : Immobilisation stricte, massage de la cicatrice à J30J60 (attention aux adhérences) et début de la mobilisation passive. Travail en isométrique à deux mois et quelques J80. Reprise du sport à 3 mois. Ceci permet de récupérer la force musculaire totale du pectoral du patient.

Et l’ostéopathie dans tout ça ? Et bien rien, l’ostéopathie ne peut rien pour la désinsertion totale du pectoral. En revanche, en préventif, expliquer à son patient l’anatomie des épaules, comprendre avec lui quels sont les exercices à faire et ceux à ne pas faire lors de la musculation, ce qu’on appelle aussi « l’éducation » du patient, c’est utile. En post-chirurgie, bien après la kinésithérapie, l’ostéopathe pourra venir diminuer les souffrances du patient au niveau cervico-dorsal et au niveau scapulaire.

Notons que dans le cas d’une chirurgie, toujours demander un deuxième avis et bien mesurer la balance bénéfices-risques, qui, dans notre cas ici est à priori largement en la faveur du bénéfice pour le patient.

 

SUJET 3 : TEST D’EFFORT / MEDECINE DU SPORT

Les tests d’efforts étaient autrefois pratiqués chez les sportifs de haut niveau. Aujourd’hui, il est possible de réaliser un test d’effort à partie de l’adolescence (pratique intensive d’un sport et cela à un jeune âge : 5/6h d’entrainement par semaine). Il est notamment recommandé aux hommes de 40 ans, aux femmes de 45 ans, aux personnes désirant reprendre une activité physique, aux personnes se préparant à un effort sportif ou encore chez des personnes présentant des facteurs de risques cardio vasculaire (tabac, alcool, sédentarité, antécédent de pathologique cardiaques, cholestérol, diabète…)

Le test d’effort consiste à accroître le travail du cœur afin de détecter une éventuelle anomalie. On analyse la capacité cardiaque.

Concrètement, un effort musculaire est pratiqué sur tapis de course ou vélo afin d’augmenter les besoins en oxygène du cœur. Il est généralement prescrit par le médecin traitant, ou par un cardiologue. Ce test permet de mesurer la fréquence cardiaque maximale, la consommation d’oxygène, le rejet d’acide carbonique et la VMA.

La VMA c’est la vitesse de course à pied à partir de laquelle une personne consomme le maximum d’oxygène.

De plus en plus de patients viennent tester leur VMA. Plus la VMA est élevée et plus on est capable d’être performant sur les efforts type marathon. Tous les joueurs notamment de football ont leurs propres tests de VMA.

Objectif pour les patients :

  • Se rassurer sur sa santé physique
  • S’évaluer en termes de capacité sportive

L’intérêt de ce test est également de prévenir d’éventuels accidents. Il existe des symptômes cardiaques modérés : une arythmie fugace, une douleur thoracique, une récupération difficile inhabituelle.  Malheureusement, la mort subite sur le terrain de basket n’est pas une simple rumeur …

L’électrocardiogramme est l’examen majeur en cardiologie qui permet d’effectuer des diagnostics précis notamment celui d’infarctus, de troubles du rythme, de l’infarctus du myocarde ou de péricardite.

En conclusion : Il existe aujourd’hui une véritable course au bien être (reprise du sport, trail, marathon), les tests d’efforts sont essentiels et préviennent d’éventuels dangers. Même pour une population à priori sans risque, il peut exister une anomalie cardiaque. Ce test n’est pas l’apanage des adultes/personnes âgées, il est également pertinent chez les enfants surentrainés (plus de 6h d’entrainements/ semaine).

Sujet 4 : Prothèse de Hanche (PTH)

Il existe un nouveau cahier des charges de la PTH pour une meilleure qualité de vie donné au malade. L’intervention du siècle date de 2007 avec Lancet. Il existe 3 changements importants :

  • La voie d’abord devient antérieure, et ce pour ne pas couper le muscle (donc moins de rééducation post chirurgie, moins de saignements donc moins de complications post chirurgie etc.)
  • La prothèse se met sans ciment
  • Elle est faite en céramique (les bénéfices ? les propriétés ? Elle résiste à des décennies de frottements).

La douleur du patient est un point clef pour le chirurgien et l’équipe médicale et paramédicale.

En effet, nous savons aujourd’hui ce qu’il se passe chez un patient douloureux :

DOULEUR = Augmentation de la circulation sanguine = Augmentation de la Fréquence Cardiaque et des constances vitales = SAIGNEMENTS = Hématome autour de la prothèse.

Voilà pourquoi il est extrêmement utile/ indispensable de diminuer au maximum les souffrances post-chirurgie des malades. Les médecins ont donc monté un protocole de récupération rapide, dont la kinésithérapie est le socle. La cryothérapie est également un point important.

Rien n’est laissé au hasard, le « PRE – PER – POST » opération est analysé de près, pour une meilleure prise en charge. Prenons l’exemple du jus de pomme que le malade doit boire 2h avant son opération et 2h après. Les médecins ont remarqués qu’il y avait trop de malaise glycémique en post chirurgie lors de la première levée des malades. Ils ont donc adaptés leurs prises en charge en donnant obligatoirement aux malades un jus sucré avant et après la chirurgie, dans le but de donner la force nécessaire au patient de se relever le plus vite possible après la chirurgie.

C’est ce qu’on appelle la récupération rapide après chirurgie.

Le RRAC un mode de prise en charge moderne centré sur le patient. Initié dans les années 1990 dans les pays nordiques en chirurgie digestive, c’est un concept qui vise à permettre au patient de récupérer au plus vite ses capacités fonctionnelles après une intervention chirurgicale, et ainsi retrouver plus rapidement son environnement familial et ses activités quotidiennes, en toute sécurité.

Les avantages du RRAC  (Récupération Rapide Après Chirurgie) sont non négligeables :

  • Amélioration de la mobilité et de l’état cognitif du patient ;
  • Diminution de l’anxiété ;
  • Amélioration de la motricité sociale ;
  • Rapidité de la chirurgie (plus vite on sort de l’hôpital, plus vite on retrouve sa famille, ses amis, plus vite on va mieux).

Et l’ostéopathie dans tout ça ? Dans la PTH en elle-même, pas d’intérêt. En revanche, dans la prise en charge pluridisciplinaire si ! Nous sommes là pour diminuer les douleurs de dos pouvant être ressenti par le patient par exemple du fait d’un léger décalage de membre inférieur (voir aussi en podologie évidement).

A savoir : le chirurgien doit faire très attention à la gestion des longueurs de jambes ! Ils risquent un procès si la longueur de jambe dépasse 1 cm d’inégalité avec celle « saine ». On le voit assez facilement à l’examen clinique avec les crêtes iliaques inégales, ou les ourlets de pantalons.

Conférenciers :

-Ariane Leboime Grigaut – Rhumatologue Ambroise Paré Boulogne

-Docteur Jérôme Cournapeau – Chirurgien de l’épaule

-Docteur Marc De Vellis – Médecin du sport
-Docteur Combourieu – chirurgien orthopédiste

 

 

Prise en charge ostéopathique de la sphère gynécologique: douleur du cycle menstruel, dyspareunie, et autres pathologies..

Prise en charge en ostéopathie de la sphère pelvienne

pelvis

Votre ostéopathe peut prendre en charge, dans une certaine mesure, certaines douleurs gynécologiques:

– Les douleurs abdominales basses et lombaires pendant le cycle menstruel;

Quelle patiente ne m’a pas déjà dit  » j’ai mal pendant mes règles, mais bon c’est normal, c’est ça depuis toujours ». Et bien non… Il peut y avoir de multiples explications… Il faut bien évidemment, dans un premier temps, prendre l’avis du spécialiste en gynécologie. En fonction de ce qui sera décelé en terme de pathologies dites « organiques » (par exemple pathologies ovariennes, fibromes utérins, Endométriose), l’ostéopathe pourra continuer (ou non) sa prise en charge et vous aidez à diminuer vos symptômes pour une meilleure qualité de vie.

En effet, l’ostéopathe pratiquera par voies externes des manipulations / mobilisations articulaires, musculaires, viscérales, au niveau de votre dos et plus globalement sur le bassin. Votre utérus, votre rectum, vos viscères du « petit bassin » sont mobiles (ça doit bouger) et rattachées notamment au cadre osseux du bassin par des petits ligaments, des muscles, qui peuvent « souffrir » ou être contracturés.

Certains peuvent pratiquer les touchers pelviens (toucher rectal et vaginal). Ces techniques peuvent être extrêmement efficaces. Cette pratique est interdite aux ostéopathe exclusif (comme moi par exemple), mais certains médecins, gynécologue, sage-femme, kinésithérapeute, le pratiquent (ils se forment à l’ostéopathie en plus de leur premier métier). Je ne manque pas de ré orienter mes patientes vers les praticiens adéquats, quand ma ou mes consultations ne sont pas ou plus efficaces.

– Les dyspareunies (douleur au rapport sexuel);

– dysménorrhée (trouble du cycle menstruel);

– les préparations à l’accouchement;

– les préparations/ l’accompagnement à une IVG, ou ITG (interruption thérapeutique de grossesse);

– les douleurs suite à une biopsie  du col de l’utérus ou suite à une chirurgie (conisation, césarienne);

– les problèmes de miction (cystite sans germes par exemple, hypersensibilité vésicale). 

De la même manière qu’expliqué précédemment, nous pouvons améliorer la qualité de vie de nos patientes, voir traiter parfois leurs pathologies, en privilégiant le travail pluridisciplinaire. Bien évidemment, nous ne faisons pas de « miracles », mais il suffit parfois d’une ou deux consultations pour améliorer les douleurs aux rapports lorsqu’ils sont d’origines fonctionnels (mécanique, perte de mobilité de l’utérus par exemple).

L’ostéopathie en périnatalité et en gynécologie à son rôle à jouer, à différent degré.

Dans ce type de consultation, l’échange entre le praticien et le patient est primordial. Le thérapeute doit essayer de comprendre l’histoire de la patiente, respecter son intimité tout en faisant son travail.

Encore une fois, le travail pluridisciplinaire est obligatoire (sage -femme, gynécologue, médecin généraliste, psychologue, kinésithérapeute, autres confères ostéopathes).

Les hommes peuvent aussi être pris en charge ! Il ne faut pas croire que seules les femmes peuvent être touchées par les pathologies de la sphère pelvienne … Les pudendalgies, l’hypertrophie bénigne de la prostate, peuvent dans certaines mesures être pris en charge chez l’homme par un ostéopathe. Tout cela impacte également sur LA SANTE SEXUELLE des hommes et des femmes. 

Sources:
http://www.lyon-urologie.com/pathologies7.html
Ostéopathie intra- pelvienne et arbre gynécologique: sexualité et identité par Christine Michel-Scweitzer / emergent World LLC 2013
http://www.ageronmarque.fr/publications/articles/endometriose-et-osteopathie/

Les chaussures de course à pied: lesquelles, pour qui?

Formation des professionnels de la santé chez Terre de Running Puteaux – Février 2017

Rassemblement de professionnels de la santé (médecin du sport, ostéopathes, kinésithérapeutes, podologues…) et présentation des chaussures de running par les plus grandes marques.

Je rappelle que tout ce qui est écrit dans cet article n’est que mon opinion et mon ressenti personnel.

Je ne souhaite en aucun cas faire de la publicité, pour une marque plus que pour une autre.

L’unique chose qui m’intéresse est de mieux comprendre la problématique de mes patient(e)s pratiquant la course à pied (coureur du dimanche, amateur ou professionnel). Nous savons qu’il est parfois difficile de trouver chaussure à son pied… Acheter une mauvaise paire de running peut blesser le patient, ou le rendre vulnérable et augmenter les risques de blessures…

Je rappellerai tout de même que rien, ni aucune chaussure de running, ne remplacera l’œil expert et la correction du podologue / podologue – posturologue / orthopédiste (si nécessité de semelles).

J’essayerai de retranscrire le plus précisément possible, ce qui m’a été expliqué par les commerciaux et  les constructeurs de chaussures. Ce papier vise uniquement à synthétiser les données que j’ai reçues en 2h de « formation », et les faire partager au plus grand nombre.

Je n’ai malheureusement pas eu le temps de voir tous les stands, certaines marques ne seront donc pas expliquées (il manque Adidas, New balance…).

Le premier stand est forcément celui le plus long de mon article, car je vous rappelle les basiques, les termes techniques et les notions à savoir.

Ce que j’ai compris de :

OASICS

(De 100 à 250 E, durée de vie de la chaussure 600 à 800 km en fonction du poids du coureur)

Sa spécificité : Gel pour l’amorti, ce gel absorbe les chocs et optimise la foulée, il n’est pas appliqué partout sous la chaussure mais est encastré dans la semelle uniquement au niveau des zones d’appui c’est-à-dire sur la face externe du pied, au niveau du talon et sous le premier métatarse. Ce gel, à priori, ne s’use absolument pas (beaucoup d’études et d’expérimentations menées dessus).

En fonction des types de chaussures :

Nimbus et Kayano sont les « produits phare » pour les longues distances et pour l’amorti car ses chaussures présentent plus de gel que les autres.

Les chaussures Oasics avec écrit « fluid fit » dessus, propose un tissage/maillage particulier en ce qui concerne le tissu. Le but est, quand le pied gonfle, d’avoir un maillage spécifique qui permet d’être compliant et plus souple pour le coureur.

Au-delà de 80 kg pour les hommes, les coureurs seront dans la catégorie des poids « lourds », pour se faire il existe une nouvelle catégorie « flytefoam ».

Il existe chez eux des chaussures NEUTRE, ou pronatrice (type Duomax), mais aucune chaussure supinatrice. Ces chaussures ont pour but de prévenir et non de corriger (cf. mon introduction, le professionnel de santé corrige). A priori, plus de chaussures neutres vendues que de pronatrice. Gros effet de mode concernant les chaussures pronatrices.

RAPPEL – La notion de DROP : le « drop », est la différence de hauteur entre l’arrière (le talon) et l’avant (l’avant-pied) de la chaussure. Pour schématiser, une chaussure à talons aiguilles aura un drop très élevé car la différence de hauteur entre l’avant et l’arrière est importante alors qu’une tong aura un drop nul. Selon le drop, l’épaisseur de la semelle ne sera pas la même entre l’avant et l’arrière de la chaussure.

http://runners.fr/drop-et-toebox-explications-par-l-image/

Plus la différence entre l’avant et l’arrière est petite, plus la foulée du coureur sera naturelle car il posera moins le talon au sol à l’attaque et plus l’avant-pied. Un drop « standard » est aux alentours de 12.

Ici le drop est à 13 pour la femme et 10 pour l’homme. Oasics a donc fait le choix d’un drop haut, permettant amorti et prévention selon eux.

HOKA

(Marque Française, de 130 à 170 E, durée de vie 500/600 km)

Sa spécificité : des semelles over size mais légères.

Comment ? Le matériel utilisé s’appelle de l’EVA (éthylène-acétate de vinyle). Il est léger, d’où la possibilité d’avoir une chaussure légère bien que la semelle soit bien plus grosse que chez les concurrents. Mais de ce fait, ça s’use un peu plus vite ! La semelle over size (en forme de siège baquet) permet stabilité et absorption des chocs.

Ce sont des chaussures particulièrement utilisés chez les pratiquants de TRAIL, car la chaussure a beaucoup d’amorti (sympa pour les descentes… Et pour la fin de course).

L’idée chez Hoka, c’est  « l’instabilité proprioceptive ». Le DROP est très bas : 4 ou 5. Le but du drop bas est de faire travailler les chaines musculaires du membre inférieur et le travail du médio-pied. L’attaque se fait sur l’avant-pied et non sur le talon, cela fait une sorte d’effet de bascule (foulée fluide de l’impact initial jusqu’à l’impulsion). Cette bascule s’appelle chez eux le « ROCKER», et c’est à priori bien spécifique à la marque.

Ces running sont également faites pour les coureurs « lourds », de plus de 100 kg.

MIZUNO

(De 130 à 180 E, entre 800 et 1000 Km de durée de vie)

Sa spécificité : une plaque PVC ! Cette plaque, est placée entre la semelle en mousse EVA et permet le renvoi d’énergie et la stabilité. Au touché, elle est assez souple (d’ailleurs elle n’est pas plate mais ondulée) pour permettre je pense le renvoi d’énergie mais assez rigide pour avoir un effet de guidance et de stabilité… Je n’ai pas bien compris comment cela pouvait renvoyer l’énergie… Sous le talon il existe une talonnière importante en forme de « U » pour justement faire vibrer cette plaque PVC. Le chausson est large, la chaussure est donc confortable et serait optimale pour les coureurs au poids « lourds » qui veulent être stables et dynamiques grâce à cette plaque PVC notamment (plaque qui, elle, résiste longtemps) !

Chaussures connues visiblement chez le golfeur et le handballeur.

DROP de 12 (attaque talon donc pas terrible pour l’avant-pied) !

BROOKS

(Marque numéro 1 aux USA, usure 1200 km maxi, je n’ai pas la tranche de prix désolée) !!!

Sa spécificité : assez proche de celle d’Oasics car ils mettent du GEL. Chez Oasics, le gel est encapsulé dans la semelle. Chez eux, le gel se place sur toute la semelle pour ne pas passer d’une semelle « molle » (quand la capsule de gel est présente) à une semelle « dure ». Selon eux, le gel est 40% plus amortissant que le composant EVA (chez Hoka par exemple) et 20% plus dynamique…

C’est la chaussure typique du marathonien, ne présente aucune arche plantaire car ne veut absolument pas d’effet bascule (à contrario de chez Hoka par exemple). Ils ont fait le choix de biseauter le talon en arrière, ce qui permet d’avoir un appui 3 cm plus sur l’avant du pied (le but : attaque avant-pied, ramener le plus possible le pied sous le bassin sur le retour).

Ce sont également des chaussures qui conviennent aux personnes en poids « lourd » (100 kilog), car le gel s’adapte peu importe le modèle, au poids lourds et également sur le travail en fractionné. Il existe beaucoup d’encoches de flexion pour s’adapter au coureur tout le long de la semelle.

Deux types de chaussures : les neutres, universelles. Et les chaussures dites « STABLES » (comprenez « pronatrice » pour les coureurs instables… C’est-à-dire les coureurs avec un pied pronateur). Enfaite, les chaussures brooks « stables » sont renforcées à l’intérieur pour limiter l’usure de la chaussure mais ne prétendent pas corriger ou prévenir le pied pronateur (bon point) !

DROP réduit de 4 ! Pour eux, le coureur débutant doit apprendre la technique de course, soit courir sans bruits, attaque avant-pied et non talon. Donc sauf contre –indication de poids ou de pathologies spécifiques du membre inférieur, le drop réduit est privilégié. Evidemment, lorsque l’on court depuis longtemps avec un drop haut, l’adaptation peut être difficile.

CONCLUSION

Plusieurs discours différents selon les marques et divergences même selon les professionnels de la santé concernant les différentes techniques de courses

( voir aussi http://www.eadconcept.com/quelle-technique-de-course-a-pied-enseigner-a-l-ecole.html ). Rien ne nous dit que la course attaque avant-pied est scientifiquement « meilleure » que celle talon… Tout dépend des morphologies et aptitudes de chacun! D’où la nécessité de voir éventuellement un spécialiste et de choisir ses chaussures dans des magasins spécialisés.

 

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