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Articles marqués avec ‘endométriose’

Dyspareunie profonde et ostéopathie

  • Je viens vous voir parce que j’ai mal pendant les rapports et on m’a dit que l’ostéopathie pourrait m’aider.
  • Comment pourriez-vous me décrire vos douleurs ?
  • Je les ressens en profondeur sur certaines positions, comme une butée au fond.

Combien de femmes ont déjà ressenti ce genre de douleurs pendant leurs rapports sexuels ?

Un paquet ! Encore aujourd’hui, certaines ont des difficultés pour en parler aux professionnels (et vice et versa).

Ces douleurs ont un nom ! On les appelle les dyspareunies profondes. Elles sont ressenties en fonction des positions sexuelles, au fond du vagin, parfois même dans le bas ventre ou dans le bas du dos. Les douleurs peuvent être intermittentes, n’arriver que de temps en temps et ne pas trop gêner, mais elles peuvent aussi être permanentes et entraver la sexualité.

Les causes des dyspareunies profondes sont multiples et pas toujours simples à identifier ! Le médecin doit avant tout rechercher les explications médicales possibles de ces douleurs : une endométriose, une infection, un kyste ou encore un prolapsus … Par la suite, l’ostéopathe pourra aider ces femmes à mieux comprendre leurs douleurs, à mieux les appréhender et à les réduire.

L’ostéopathie est une thérapie exclusivement manuelle dont le but est de pallier aux dysfonctionnements de mobilité des tissus du corps humains. A la différence du kinésithérapeute, l’ostéopathe n’utilise pas d’outil ou de machine : par exemple une sonde, comme ça peut être le cas pour une rééducation périnéale chez le kinésithérapeute. La patiente est moins « active » que chez le kinésithérapeute car l’ostéopathe ne rééduque pas, il ne propose pas des exercices à la patiente pendant le temps de la consultation. L’ostéopathe travaille exclusivement avec ses mains. Il pratique des manipulations et des mobilisations au niveau des articulations, des muscles, et des viscères. Pour autant, la personne n’est pas non plus passive pendant le traitement. Elle prend conscience des zones de son corps qui sont tendues ou douloureuses. Elle se connecte avec ses sensations corporelles pendant et après la séance. C’est un peu comme un mécanicien du corps, son but est de rechercher les causes mécaniques des dyspareunies profondes : un colon qui ne se vide pas suffisamment, une vertèbre lombaire enraidie, un périnée hypertonique, une vessie hypersensible … Plus concrètement, lors d’une consultation il vérifiera plusieurs zones chez la patiente : la posture (une bascule pelvienne, un genou valgus), la colonne vertébrale (dorsale et lombaire), le diaphragme (pour la respiration), le ventre (les viscères notamment le cadre colique, la masse grêle mais aussi l’appareil uro-gynécologique) et bien sur le bassin (avec les muscles qui s’y attachent, périnée compris).

Le corps et le psychisme sont étroitement reliés. L’ostéopathe prendra en compte tous les aspects de la douleur, y compris les aspects émotionnels. Il est primordial d’appréhender la problématique sexuelle douloureuse de la femme dans toutes ses dimensions : quel est l’environnement de la patiente, comment se passe la communication avec son ou sa partenaire, quelles sont ses expériences passées en matière de sexualité … C’est pour cela que le sexologue pourra aussi les aider.

Aussi étonnant soit-il, il faut être conscient.es du fait que les professionnels du corps médical et paramédical ne sont pas toujours sensibilisés à ce type de problématiques douloureuses. Le travail en réseau est nécessaire pour une prise en charge pluridisciplinaire répondant aux besoins spécifiques des femmes qui en souffrent.

Ce qu’il faut en retenir :

  • Ne restez pas avec vos douleurs ;
  • Ce n’est pas parce que les examens médicaux n’ont rien montré que vous n’avez rien ;
  • Parlez-en à votre ostéopathe. »

Bien à vous,

Margot Maurel

 

Prise en charge ostéopathique de la sphère gynécologique: douleur du cycle menstruel, dyspareunie, et autres pathologies..

Prise en charge en ostéopathie de la sphère pelvienne

pelvis

Votre ostéopathe peut prendre en charge, dans une certaine mesure, certaines douleurs gynécologiques:

– Les douleurs abdominales basses et lombaires pendant le cycle menstruel;

Quelle patiente ne m’a pas déjà dit  » j’ai mal pendant mes règles, mais bon c’est normal, c’est ça depuis toujours ». Et bien non… Il peut y avoir de multiples explications… Il faut bien évidemment, dans un premier temps, prendre l’avis du spécialiste en gynécologie. En fonction de ce qui sera décelé en terme de pathologies dites « organiques » (par exemple pathologies ovariennes, fibromes utérins, Endométriose), l’ostéopathe pourra continuer (ou non) sa prise en charge et vous aidez à diminuer vos symptômes pour une meilleure qualité de vie.

En effet, l’ostéopathe pratiquera par voies externes des manipulations / mobilisations articulaires, musculaires, viscérales, au niveau de votre dos et plus globalement sur le bassin. Votre utérus, votre rectum, vos viscères du « petit bassin » sont mobiles (ça doit bouger) et rattachées notamment au cadre osseux du bassin par des petits ligaments, des muscles, qui peuvent « souffrir » ou être contracturés.

Certains peuvent pratiquer les touchers pelviens (toucher rectal et vaginal). Ces techniques peuvent être extrêmement efficaces. Cette pratique est interdite aux ostéopathe exclusif (comme moi par exemple), mais certains médecins, gynécologue, sage-femme, kinésithérapeute, le pratiquent (ils se forment à l’ostéopathie en plus de leur premier métier). Je ne manque pas de ré orienter mes patientes vers les praticiens adéquats, quand ma ou mes consultations ne sont pas ou plus efficaces.

– Les dyspareunies (douleur au rapport sexuel);

– dysménorrhée (trouble du cycle menstruel);

– les préparations à l’accouchement;

– les préparations/ l’accompagnement à une IVG, ou ITG (interruption thérapeutique de grossesse);

– les douleurs suite à une biopsie  du col de l’utérus ou suite à une chirurgie (conisation, césarienne);

– les problèmes de miction (cystite sans germes par exemple, hypersensibilité vésicale). 

De la même manière qu’expliqué précédemment, nous pouvons améliorer la qualité de vie de nos patientes, voir traiter parfois leurs pathologies, en privilégiant le travail pluridisciplinaire. Bien évidemment, nous ne faisons pas de « miracles », mais il suffit parfois d’une ou deux consultations pour améliorer les douleurs aux rapports lorsqu’ils sont d’origines fonctionnels (mécanique, perte de mobilité de l’utérus par exemple).

L’ostéopathie en périnatalité et en gynécologie à son rôle à jouer, à différent degré.

Dans ce type de consultation, l’échange entre le praticien et le patient est primordial. Le thérapeute doit essayer de comprendre l’histoire de la patiente, respecter son intimité tout en faisant son travail.

Encore une fois, le travail pluridisciplinaire est obligatoire (sage -femme, gynécologue, médecin généraliste, psychologue, kinésithérapeute, autres confères ostéopathes).

Les hommes peuvent aussi être pris en charge ! Il ne faut pas croire que seules les femmes peuvent être touchées par les pathologies de la sphère pelvienne … Les pudendalgies, l’hypertrophie bénigne de la prostate, peuvent dans certaines mesures être pris en charge chez l’homme par un ostéopathe. Tout cela impacte également sur LA SANTE SEXUELLE des hommes et des femmes. 

Sources:
http://www.lyon-urologie.com/pathologies7.html
Ostéopathie intra- pelvienne et arbre gynécologique: sexualité et identité par Christine Michel-Scweitzer / emergent World LLC 2013
http://www.ageronmarque.fr/publications/articles/endometriose-et-osteopathie/

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